Archive for the ‘écologie’ Category

Invitation : Descente de la Rivière Batiscan - éco-hameau du Mont Otis

Thursday, May 27th, 2010

VOUS INVITE SAMEDI 5 JUIN 2010
À VIVRE 24 KM de BEAUTÉ & d’ÉMOTION sur la
RIVIÈRE BATISCAN
* Randonnée Amicale * S’adresse aux Débutants Motivés, Intermédiaires et Experts
8h00 RV : 429 route Rousseau (367nord) jonction Rang du Soleil à N-D de Montauban
8h30 Départ pour la Réserve faunique PORTNEUF 36 km de route
Autobus : 10 $ / Personne Transport : 20 $ / Canot ou Kayak solo ou duo
9h30 Arrivée au pont Talbot de la rivière BATISCAN à la Réserve Faunique PORTNEUF
17h00 + - Arrivée Ô MONT OTIS
18h00 Souper communautaire, Feu de Joie et Soirée Tam Tam - à la yourte du CAMPING ☼ MONT OTIS
La Ferme le jardin d’Olympe vous offre un buffet biologique végétarien (comprenant: pizza, salades et bien d’autres
choses) pour clore la journée. 10 $ / adulte et 8 $ / enfant 12 ans et moins sur réservation
EV : Eau vive, fort courant avec de petites vagues et quelques rares rochers
S : Seuil (Type de rapide avec brusque dénivellation)
R1 : Navigation facile, vagues petites et régulières
RII : Navigation mouvementée, manoeuvres, passes franches, vagues régulières
RIII : Navigation difficile, manoeuvres, fortes vagues régulières, seuils, peut être dangereux s’il est long
RIV : Navigation très difficile, fortes vagues irrégulières, petites chutes et seuils, long rapide à manoeuvre, obstacles dangereux
( Km 102 Départ Pont Talbot / Réserve faunique PORTNEUF ) ( Km 101 EV 550 m ) ( Km 98,5 RI-II-III 300 m ) ( Km 97,5 EV 300 m ) ( Km
96,5 RI-II 500 m ) ( Km 95,7 RI 50 m ) ( Km 95,5 RI-II 750 m ) ( Km 94,5 RI 250 m ) ( Km 94 RI 75 m ) ( Km 93,5 RI ) ( Km 91,5 EV )
( Km 89,5 RI 100 m ) ( Km 88,5 Lunch jonction Rivière à Pierre ) ( Km 88 RII-III 300 m ) ( Km 87,5 EV ) ( Km 84 RII-III-IV 200 m descente
pour les experts, cordelle ou portage 500 m pour débutant, intermédiaire ) ( Km 80 EV ) ( Km 78 Arrivée MONT OTIS )
EXIT NATURE est partenaire de COHABITAT ☼ MONT OTIS. EXIT NATURE offre des descentes guidées de la rivière
BATISCAN entre juin et octobre avec ou sans nuitée, de la réserve faunique PORTNEUF jusqu’à SAINT ADELPHE. EXIT NATURE offre
des activités en toutes saisons ‘’ raquette, pêche blanche, canot en lac et rivière, kayak de mer, rabaska, randonnée pédestre. EXIT NATURE
offre plusieurs activités au Parc National de la Mauricie, randonnée au soleil levant dans l’habitat de l’orignal, chute Waber, lac à la Pêche et
Wapizagonke. EXIT NATURE s’adapte à vos besoins et se déplace selon vos désirs. Bienvenue à tous !
Location de Canot duo ou kayak de mer solo 60 $ / jour ou kayak de mer duo 80 $ / jour
Inclus : Transport du canot ou kayak, veste de flottaison individuelle, pagaies, 15 mètres de cordes flottante, 1 sifflet, 1 écope
(Déductible maximum perte total : Canot 2000 $ Kayak de mer solo 2000 $ Kayak de mer duo 2800 $) ( Bris partiel : Banc
avant ou arrière 60 $ Bar de portage 50 $ Bar de centre 40 $ Plat bord 60 $ VFI 50 $ Kit de sécurité 30 $ Pagaie 40 $ )
CAMPING ☼ MONT OTIS Tarif : 10 $ / nuit / personne *(enfant 14 ans et – gratuit)
8 sites pour tente disponibles avec pavillon communautaire et compolette
Tourisme Mékinac : http://www.cldmekinac.com/index.php?module=CMS&func=view&id=5#
Tourisme Portneuf : http://tourisme.portneuf.com/fr/site.asp?page=hebergement
De Montréal : 40 est, 55 nord, route 153 nord jusqu’à Lac-aux-Sables. Au village, tournez à gauche rue Principale, à droite sur route de la
Traverse vers N-D de Montauban environ 9 km. Traversez le pont, tournez à gauche sur route 367 vers Rivière à Pierre, 3 km jusqu’au Mont
Otis.
De Québec : Autoroute 40 Ouest sortie 295 St-Augustin de Desmaures Route 367 Nord Ste-Catherine de la Jacques Cartier, Station Touristique
Duchesnay, St-Raymond de Portneuf, St-Léonard de Portneuf, Rivière à Pierre, N-D de Montauban jusqu’au Mont Otis.
Information et Réservation avant le 30 mai : Jean René Carpentier
ECOHAMEAU ☼ MONT OTIS 429 Route Rousseau ( 367 Nord ) Notre-Dame de Montauban ( Québec ) G0X 1W0
418-336-3259 www.exitnature.com info@exitnature.com
ECOHAMEAU MONT OTISInvitation : Randonnée sur la rivière Batiscan - éco-hameau du Mont Otis

Invitation à participer au plan de développement collectif du Festival de la Terre 2009 !

Monday, February 2nd, 2009

MONTRÉAL, le 2 février 2009

Bonjour à tous,

Nous sommes heureux de vous inviter à participer au plan de développement
collectif du Festival de la Terre 2009 !

Vous trouverez l’information pour participer au Festival dans votre localité
sur www.festivaldelaterre.ca

Consultez le document :  dev.coll.FMTC2009.pdf

Stratégie collective de diffusion :

Nous croyons que si chacun envoie ce message à ses contacts et qu’eux font de
même, tout le Québec Internet sera au courant par 6 personnes interposées. Ceux
qui recevront ce message et visiteront le site auront la chance d’en parler à
leur famille, à leurs amis…

C’est facile, c’est gratuit et ça sert tout le monde !!!

Merci de votre participation !

L’équipe du Festival de la Terre

Contact :

Stéphan lagassé
Relation avec les médias
514 388 7290- nouveau numéro

developpementcollectifdufestivaldelaterre2009affiche2009.jpg

Déclaration du Mouvement Sortons le Québec du nucléaire (MSQN)

Tuesday, January 20th, 2009

declaration-du-msqn-nov-2008.pdf

Voici un document très important du Mouvement «Sortons le Québec du nucléaire».

Le gouvernement Charest et Hydro-Québec veulent remettre en état la centrale nucléaire de Gentilly à un coût trois fois plus cher du kWh que le coût de l¹énergie éolienne, si on inclut la gestion des déchets nucléaires et la décontamination!

De plus ils veulent faire ce projet en douce en dehors de tout processus démocratique.

80 organismes sociaux et environnementaux se mobilisent contre ce projet insensé, et il est important que les individus en fassent autant.

Avec nos barrages (95% de l¹électricité au Québec) et l¹IMMENSE potentiel éolien du Québec, il n¹y a aucune raison de poursuivre l¹énergie nucléaire.

Si on veut préserver notre démocratie et la santé des citoyens, en particulier celle des enfants qui sont plus à risque, on se doit d¹agir!

Je vous demande donc de prendre le temps de lire le document ci-joint, qui vous informe, et de bien vouloir signer la pétition.

Très cordialement

Pierre Langlois, Ph.D.
physicien : consultant / auteur
tél: (418) 875-0380

www.planglois-pca.com

L¹information et la solidarité sont les deux piliers des véritables changements!

Pétition pour soutenir les actions contre le changement climatique à l’U.E.

Wednesday, December 10th, 2008
Chers amis,

Cette semaine est un moment crucial pour les négociations sur les changements climatiques. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne menacent les discussions de l’ONU sur le climat en sabordant la position de l’Union européenne. Faisons-leurs savoir que nous voulons des actions et un leadership fort pour le climat !

Ajoutez votre nom ici


Pendant que l’attention mondiale est portée ailleurs, les négociations internationales visant à trouver une solution à la crise des changements climatiques arrivent finalement à un point critique. Les dirigeants mondiaux sont réunis en Pologne cette semaine pour tenter d’arriver à un accord, duquel découlerait un traité international nouveau et influent. Or, l’Italie, la Pologne et l’Allemagne se heurtent aux négociations.

Nous devons de toute urgence tenter d’influencer les dirigeants de ces trois pays, Merkel, Berlusconi et Tusk. Si ces chefs d’État ne changent pas leur stratégie, l’Europe ne pourra arriver à une position concertée, ce qui pourrait littéralement faire péricliter tout le processus mondial.

Avaaz a obtenu des réunions urgentes avec des négociateurs-clé dans le dossier climatique ici en Pologne, au sommet de l’ONU et aux discussions de l’UE à Bruxelles. Pour avoir un véritable impact, nous avons besoin d’un fort appui du public. Ajoutez votre nom à la pétition sur les changements climatiques ici, envoyez-la à vos amis et aidez-nous à porter notre voix au coeur des négociations:

http://www.avaaz.org/fr/europe_climate_crunch_time

Lors des dernières années, les États-Unis, le Japon et le Canada ont obstrué les négociations sur le climat avec entêtement, tel que 300 000 d’entre nous avons démontré à Bali. Maintenant, Bush, Fukuda et Harper sont partis ou sont près de la porte. Maintenant que nous approchons du dernier virage, une percée est donc à portée de main… si seulement l’Europe n’était pas à la veille d’abandonner son programme climatique ambitieux.

Les lobbys du charbon et de l’industrie lourde utilisent le prétexte de la crise financière comme un écran de fumée pour bloquer le processus. À cause des positions de l’Allemagne, de l’Italie et de la Pologne, les pourparlers de l’Union européenne sont dans une impasse à Bruxelles et l’UE est complètement inefficace dans ses négociations aux Nations Unies. Nous devons donc réussir cette semaine à débloquer ces négociations si nous voulons qu’une feuille de route soit établie en vue du sommet final de l’ONU à Copenhague l’an prochain.

Dans ces trois pays, il n’est pas trop tard. Nous pouvons montrer à ces gouvernements que leurs propres citoyens et le reste du monde ne se contenteront de rien de moins que d’une action vigoureuse pour contrer les changements climatiques. Avaaz a commandé des sondages d’opinion indépendants sur le climat dans les trois pays et a lancé une pétition mondiale massive, qui sera remise pendant les rencontres aux Nations Unies et à l’Union européenne. Nous avons également préparé des offensives médiatiques majeures lors de ces rencontres afin d’encourager et de pousser les dirigeants de l’UE à agir correctement. Ajoutez votre nom ici :

http://www.avaaz.org/fr/europe_climate_crunch_time

Avant qu’Obama ne prenne le relais, la prochaine étape de la réponse mondiale aux changements climatiques dépend de la direction adoptée par l’UE. Voici ce que nous demandons à l’Europe d’apporter à la table de négociations : une réduction des émissions de 30 % d’ici 2020 si une entente globale est atteinte, une mise aux enchères des permis à 100% et un système strict de conformité s’assurant que les cibles sont atteintes. La politique climatique adoptée par l’UE pourrait soit raviver ou éteindre les négociations internationales en Pologne, tout en déterminant le ton du sommet final de Coppenhague.

Pour tous ceux d’entre nous qui se sentent concernés par les changements climatiques, le moment est venu d’envoyer un message aux dirigeants, les enjoignant à prendre des décisions éclairée. D’ici au nouvel an, la politique de l’Europe sera fixée, en même temps que la réponse globale aux changements climatiques.

Avec détermination,

Ben, Luis, Iain, Graziela, Brett, Paula, Ricken, Alice, Pascal, Milena, Veronique et toute l’équipe d’Avaaz.

—————————————–

DÉCLARATION DE SOUVERAINETÉ DES PREMIÈRES NATIONS

Saturday, December 6th, 2008

Voici des extraits d’un message du CPN-uqam = CERCLE DES PREMIÈRES NATIONS DE L’UQAM-
a propos de la Déclaration , qui est une affirmation unilatérale de leur souveraineté sur le territoire.

Cette déclaration est suivie des extraits d’une intervention sur un forum Arc-en-ciel (famille Rainbow) du Québec qui la remet en contexte.

 

***

 

PROCESSUS :

 

GUIDÉS par les principes de relations gouvernementales contenues dans les pratiques ancestrales de nos premières nations ;

 

RÉAFFIRMANT les 26 principes adoptés par l’assemblée des Chefs de l’APNQL le 19 mai 1998 ;

 

se FONDANT sur la déclaration des nations unies pour les Droits des peuples autochtones
adoptée par l’assemblée générale de l’ONU le 13 septembre 2,007-

AFFIRMANT les relations de nation-à-nation fondées sur l’égalité et la COEXISTENCE
pacifique des peuples ;

 

CONSIDÉRANT  que nos nations possèdent des droits, notamment un titre ABORIGÈNE , des droits ancestraux et des droits issus de traités, sur nos territoires traditionnels qui transcendent toutes les frontières ;

 

CONSIDÉRANT QUE  nos peuples n’ont jamais renoncé à leur souveraineté sur ces territoires et ressources ;

 

CONSIDÉRANT QUE les premières nations forment des peuples possédant le droit à l’autodétermination reconnu par le droit international, particulièrement par la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones ;

 

CONSIDÉRANT QUE les gouvernements du québec et du Canada  nient, par leurs actions et/ou leurs inactions , les droits fondamentaux des premières nations ;

 

CONSIDÉRANT QUE un nombre important de nos populations vivent hors-réserve ;

 

CONSIDÉRANT QUE l’économie des sociétés non-autochtones s’est construite au DÉTRIMENT des premières nations et sur la NÉGATION de leurs droits ;

CONSIDÉRANT QUE l’autonomie ÉCONOMIQUE des premières nations repose sur une véritable souveraineté ;

RECONNAISSANT  le choix des premières nations d’engager des négociations de NATION À NATION avec les gouvernments fédéral et provincial , et reconnaissant au même titre les droits aborigènes et les droits territoriaux des premières nations qui possèdent des traités conclus solennellement avec des nations NON-AUTOCHTONES-

Provenant des chefs des premières nations regroupées sous l’assemblée des premières nations du Québec et du Labrador - le mécanisme d’affirmation de SOUVERAINETÉ contiendra notamment des mesures concrètes de mise en oeuvre du droit à l’autodétermination ;

ADOPTÉE À QUÉBEC LE 27 NOVEMBRE 2,008-

notez bien que cette déclaration a suivi celle des premières nations du Canada en entier-

 

Cette nouvelle est d’une mportance capitale car elle marque un tournant historique.
L’Assemblée des Premières Nations déclare sa souveraineté unilatéralement, et ça se passe au Québec mes amis!

Le Québec n’est pas près d’en faire autant…

Ce geste historique se produit seulement sept mois après le lancement cérémonial de la diffusion mondiale de la Déclaration de Souveraineté de la Nation Unique, à partir de Kokomville.

Un contact a eu lieu récemment entre les activistes Mohawks et les traditionnalistes Anishnabés, pour une collaboration visant à faire connaître publiquement ce qui se passe réellement dans les milieux autochtones.
Ces deux peuples opposés par leurs antécédents historiques veulent maintenant s’unir pour la vérité, la justice et la guérison.

Très peu de gens savent que l’armée canadienne pratique cet automne des exercises anti-terroristes autour des réserves mohawks d’Ontario, qui sont prises en otage, dans le cadre du Joint Task Force program, pour réunir tous les corps policiers et militaires du continent (Norad et OTAN inclus) en un North American Corps: l’armée de l’Union Nord Américaine. Ils veulent entamer la construction d’une méga-prison ultra moderne sur une réserve et ont menacé d’y enfermer tous ceux qui s’y opposent. Ça ne passe pas à la télé ce genre d’histoire. Pas étonnant que les Premières Nations se décident à déclarer leur souveraineté, car c’est selon l’histoire et les lois internationales
un droit inné et inaliénable qu’ils ont toujours eu.

C’est la même chose pour la situation du Lac Barrière. Ce qui arrive aux oreilles du public est une propagande de désinformation pour manipuler l’opinion, qui n’a rien à voir avec les faits réels. Ça ne sert que les intérêts des colonisateurs et des multinationales. Ils ont aussi leurs indiens de service pour mieux vous faire gober leurs
grossiers mensonges et vous cacher leurs réelles intentions. Ils ne vous diront pas que le Québec a été en 2008 la première place dans le monde pour la prospection d’uranium; mais le premier sinistre a lancé sa campagne électorale en disant: “l’avenir est dans les mines”.

Ils ne vous ont pas trop parlé du fait qu’entre Noël et le jour de l’an dernier, il a privatisé l’eau du Québec. Ils ont commencé à transporter dans le nord d’énormes tuyaux sur des camions marqués “Canada-USA-Mexico border”, pour exporter l’eau. Ça non plus ça ne passe pas à la télé. Mais les autochtones ont toujours été au front de la lutte écologique, car ils vivent encore sur la Mère Terre et ils en sont les gardiens par vocation.

Vous avez sûrement vu sur youtube l’AMERO.  Avec le parlement qui vient de fermer à Ottawa, le chaos d’un gouvernement minoritaire en élection à Québec, la crise économique mondiale médiatisée et les catastrophes annoncées pour cet hiver, tout est en place pour l’avènement prochain du North American Union. Le principal problème, et ils le savent, c’est qu’ils ont volé l’Île Tortue (l’Amérique du Nord) aux Indiens et que le temps de la remettre est arrivé.

La Déclaration de Souveraineté des Premières Nations n’est pas seulement un événement historique, mais aussi prophétique. Il arrive à un point de la destinée humaine ou le moment de faire un choix entre deux voies se pose: allons-nous redonner à la race rouge la place qui lui revient dans la roue de médecine et retrouver l’équilibre
planétaire? Ou allons-nous continuer dans la voie vers la destruction?

 

Le choix est à la fois individuel et collectif.

À notez que la Déclaration de Souveraineté de l’APNQL soutient aussi la protection des territoires du nord de l’exploitation abusive.

Toutes les prophéties de l’Arc-en-ciel disent qu’ils nous faut nous unir aux autochtones si nous voulons apporter un réel changement.

Je ne veux pas faire de politique ici, mais ces événements influenceront non seulement la Famille Arc-en-ciel, mais toute l’humanité; et n’oublions surtout pas que c’est elle notre véritable Famille. C’est le genre d’infos qui à mon avis, devraient mobiliser les guerriers de l’Arc-en-ciel. La seule politique valable est une approche solidaire avec toute l’humanité et verte avec la Terre, peu importe que vous votiez ou non dans cette démocratie fantoche.

Namasté

Attention à la mélamine !

Sunday, November 9th, 2008

ÉVITEZ D’ACHETER AVEC LES CIES CI-BAS AU POINT #5

Subject: FW: TR: MELAMINE (Lire jusqu’au bout

 

ATTENTION!!!

Importantes informations sur les produits chinois

Soyons prudents et vérifions le code-barre tel qu’indiqué…

Être au courant est une bonne  chose,,, des pays tuent par avarice et frappent  partout…

Veuillez lire jusqu’`à la fin,  de façon à pouvoir savoir comment identifier les produits qui nous ont été  envoyés par la Chine…

(La dernière  partie nous concerne tous aux  États-Unis et au Canada)

Les  incidents du lait chinois  contaminé a  effrayé tout le monde au point de regarder les  rapports de nouvelles quotidiennement. Tous les  jours, les rapports changent. Personne peut nous  dire clairement quoi manger et ne pas  manger..

1.Qu’est-ce  que du lait contaminé?

C’est  le lait en poudre mélangé avec de la  ’MÉLAMINE’

A  quoi la Mélamine est-elle utilisée? C’est un  produit chimique industriel utilisé dans la  production des contenants de  plastique.



C’est  aussi utilisé en décoration intérieure. ‘  Panneau américains résistant’



Comprenez-vous?  La Mélamine est utilisée en production  industrielle et ne peut pas être  mangée.

2.Pourquoi  la Mélamine ajoutée au lait en  poudre?

L’élément  le plus important dans le lait est la protéine.  Et la Mélamine a la même protéine qui  contient de ”L’AZOTE’



Ajouter  de la Mélamine dans le lait réduit le volume du  lait et ça coûte moins cher que le lait donc ça  diminue la capitalisation.  Ça peut donner  plus de profit aux commerces!

Dessous  est la Mélamine; ne ressemble-t-elle pas au  lait?
Elle n’a pas de senteur, ne peut pas  être détectée.



3.  Quand a-t-elle été  découverte?

En  2007,  aux États-Unis, des chats et des chiens sont  morts soudainement, on a découvert que la  nourriture pour les animaux de la Chine  contenait de la Mélamine.

En 2008, en  Chine ,a  commencé une croissance anormale de cas de mort  d’enfants avec des pierres sur les  reins.



Août  2008, le lait en poudre de la Chine Sanlu Milk  Powder a été testé contenant de  la Mélamine 



Sept.  2008, Le  gouvernement de la Nouvelle-Zélande demande à la  Chine de  vérifier ce problème
Sept.  21, 2008,  pertes de produits alimentaires en  Taiwan  testé avec de la Mélamine

4.Qu’est-ce  qui arrive quand la  Mélamine est digérée?

La  Mélamine demeure à l’intérieur du rein. Elle se  transforme en pierre qui bloque  les tubes. 
La  douleur sera éminente et la personne ne peut pas  uriner. Le rein enflera. Ci-bas  :  les pierres du rein dans les parties  mineures et majeures de l’enveloppe du rein et  l’autre image nous montre la pierre dans  l’urète


Même  la chirurgie ne peut pas enlever ses  pierres, ce qui causera des dommages  irréversibles au rein. 

Ça  peut mener à la perte de la fonction du rein et  nécessitera la dialyse qui mènera à la mort  à cause du taux d’urée dans le  sang.

Qu’est-ce  que la dialyse? En  fait, ça devrait être appelé ‘nettoyage  du sang’ ça filtre tout le sang du corps dans la  machine et puis retourne dans le  corps.



Tout  le processus prends 4 heures et il est  nécessaire de faire la dialyse une fois tous les  3 jours pour le reste de notre  vie.
Voici  un centre de la dialyse


Grand  centre de la dialyse



Un  petit trou dans le bras est nécessaire pour  insérer le cathéter de la  dialyse.



Pourquoi  est-ce plus sérieux pour les bébés?  Parce  que le rein du bébé est très petit et ils  boivent beaucoup de lait en  poudre. 

Voici  un bébé sous la  dialyse.



La  Chine a couramment  13,000 enfants hospitalisés



Ça  n’a pas d’importance la quantité de Mélamine que  le humain a pris.  Le point important est  que ‘Ça  ne peut pas être mangé!’

5.Quelle  est la nourriture à  éviter?

La  nourriture qui contient des produits laitiers  devraient être évitée. 

Souvenez-vous:  Les nourritures avec crème ou lait devraient  être évitées.

6.Quelles  compagnies sont  affectées?

Voici  les compagnies affectées avec  la Mélamine.



7.Que  faire ensuite?

Évitez  les nourritures ci-haut pour environ six  mois.

Si vous avez des snack bar,  restaurants ou coffee shops, arrêtez la  vente des produits laitiers pendant six  mois.
Si vous avez des enfants à la maison,  changez pour le lait maternel ou trouvez  d’autres substituts.

Finallement,  partagez cette information avec vos amis (es)  pour leur faire comprendre le risque du lait  contaminé. 

Tout  le monde a peur des produits faits en  Chine.  Pouvez-vous différencier lequel est  fait aux USA  , Philippines  , Taiwan  ou Chine?  Laissez-moi vous dire comment faire… les 3  premiers chiffres sur la barre de code est  le code du pays où le produit a été  fait. 

Exemple,  tous les codes qui commencent  690.691.692 jusqu’à 695 SONT TOUS FAIT  EN CHINE. 
Le  chiffre 471 SONT FAITS EN  Taiwan



C’est  notre droit de savoir, mais le gouvernement et  les services associés ne renseignent jamais  le public, par conséquent, nous devons nous  protéger par nous-mêmes.

De  nos jours, les hommes d’affaires Chinois savent  que les consommateurs ne préfèrent pas les  produits ‘faits en chine’,  donc, ils  ne montrent pas dans quel pays c’est  fait. 

Cependant,  vous pouvez maintenant vous référer au code,  rappelez-vous des 3 premiers chiffres 690-695  qui veut dire Fait en Chine.
 

00  ~ 13 USA & CANADA
 
30  ~ 37 FRANCE 
40  ~ 44 GERMANY 
49  ~ JAPAN 
50  ~ UK 
57  ~ Denmark 
64  ~ Finland 
76  ~ Switzerland and  Lienchtenstein 
628  ~ Saudi-Arabien 
629  ~ United Arab Emirates 
740  ~ 745 - Central America
 

Tous  les codes 480 sont Faits aux  Philippines
. 

Veuillez  informer votre famille et vos amis (es) d’être  prudents
. 

Congrès de l’Union mondiale pour la nature (UICN) : Le déclin accéléré de la biodiversité

Monday, November 3rd, 2008

BARCELONE (Source vérifiée)

Il ne reste que peu de temps pour remédier à la grave crise actuelle de disparition des espèces animales et végétales, ont averti dimanche à Barcelone les participants à un sommet réunissant plusieurs milliers de personnes sous l’égide de l’Union mondiale pour la nature (UICN).

Il y a ‘urgence’ à faire face à ces défis du XXIe siècle que sont ‘les menaces effrayantes du changement climatique et la dégradation des écosystèmes’, a lancé Valli Moosa, président de l’UICN, pendant la cérémonie d’ouverture du congrès de cette organisation.

Le déclin accéléré de la biodiversité provoqué par l’homme, directement ou indirectement, sera au centre des débats de ce 4e congrès de l’UICN qui se déroule du 5 au 14 octobre.

Un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre, un amphibien sur trois, sont menacés, selon les estimations de l’UICN qui doit publier lundi une liste rouge actualisée des espèces animales et végétales menacées.

Cette liste, publiée chaque année et reconnue comme l’évaluation la plus fiable du statut des espèces de la planète, s’allonge dangereusement.

Le changement climatique, la pollution, la destructions des habitats naturels des espèces, la désertification, la surpêche, les espèces invasives sont la cause de cette grave érosion de la biodiversité.

Selon les experts, le rythme actuel d’extinction est de 100 à 1.000 supérieur à ce qu’il a été en moyenne sur des centaines de millions d’années.

‘Ce que nous savions depuis longtemps est maintenant devenu une chose acceptée par tous’, a martelé le président de l’UICN qui est ancien ministre de l’environnement de l’Afrique du Sud.

Mais, ‘nous pouvons redresser le cours des choses, la transition vers le développement durable suppose une décarbonisation de notre économie’, a-t-il indiqué, faisant allusion aux émissions de CO2 dues à l’utilisation massive d’énergies fossiles des sociétés industrialisées.

Il a appelé les entreprises à intégrer la protection de l’environnement à leur stratégies.

‘Nous voyons en la crise du climat une opportunité insoupçonnée’, a-t-il déclaré, estimant qu’il ne fallait pas laisser passer cette occasion de réagir.

Le Bangladais Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006 pour avoir fondé la première société de micro-crédit, a également insisté sur la nécessité de protéger l’environnement.

‘La protection de la nature a des implications à tous les niveaux, sur la vie des populations les plus pauvres et sur la viabilité de la planète’, a-t-il commenté à l’AFP en marge de la cérémonie d’ouverture.

Evoquant par ailleurs la crise financière actuelle, il a jugé qu’il était ‘temps de s’asseoir tous ensemble pour trouver une solution’.

Organisation atypique, l’UICN, dont le siège est à Gland, en Suisse, est le plus ancien et le plus vaste réseau environnemental au monde. Elle rassemble un millier de membres, représentants de gouvernements (80) et d’ONG (800), et quelque 10.000 scientifiques bénévoles.

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http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l’association Terre sacrée, parce qu’on la massacre! Base vivante d’informations environnementales, d’alerte et de réflexion. L’actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine… Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l’humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

La protection animale : une comédie de l’innocence

Monday, October 13th, 2008

La protection animale

29 septembre 2008 

Charles Danten (http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=1063)

Avis aux lecteurs : l’ensemble des chroniques de Charles Danten se trouvent dans la section « société ».

UNE COMÉDIE DE L’INNOCENCE

Le mouvement de libération animale, le végétarisme, l’action des refuges et des sociétés humanitaires comme la Société Québécoise pour la Défense des Animaux (SQDA), le cinéma et la littérature animalière—voire l’écologisme ou le mouvement vert en théorie sympathiques à la cause des animaux—s’inscriraient dans une quête d’innocence qui serait plutôt une comédie de l’innocence répondant à des ambitions purement égocentriques.

Ainsi, selon l’ethnologue Italien Sergio Dalla Bernardina l’action « animalitaire », servirait à soulager la mauvaise conscience de l’organe social en montrant aux autres par l’engagement et l’indignation de ses disciples que tout le monde n’est pas d’accord et qu’un jour : « ça va changer! »

En échange, les militants y gagnent en estime de soi—et la collectivité aussi car ce sont ses émissaires—dans l’esprit de ce texte de Friedrich Nietzsche extrait de L’Antéchrist:

« Lorsqu’on est chargé de tâches sacrées. Comme par exemple, d’amender, de sauver, de racheter les hommes, lorsqu’on abrite la divinité dans sa poitrine, lorsqu’on est le porte-parole d’impératifs de l’au-delà, du seul fait de cette mission, on se trouve d’emblée hors des évaluations purement intellectuelles—soi-même déjà presque sanctifié par cette mission, soi-même déjà l’archétype d’un ordre supérieur! »

LE SENTIMENTALISME

La protection animale serait donc une forme de sentimentalisme à la Oscar Wilde où l’enjeu est moins le changement que l’espoir du changement avec la sensation éphémère de bien-être qu’il procure à petit prix. Les cyniques du 18e siècle comme La Rochefoucauld étaient fort conscients de cette machination culturelle qu’ils définissaient comme le tribut que le vice paie à la vertu.

LE PARCOURS DU COMBATTANT

Au départ, le militant bien intentionné s’identifie à ceux qui souffrent; ses efforts quoique sincères pour changer leur condition sont en fait une tentative indirecte pour mettre fin à sa propre souffrance (voir Fausses allégations de la zoothérapie II et IV). Or, au fur et à mesure qu’il s’oublie dans l’action, qu’il forge des amitiés parmi les autres militants, qu’il obtient certains résultats en termes de capital de sympathie, qu’il gravit les échelons du pouvoir, son amour-propre, un anxiolytique reconnu, s’améliore au détriment de sa cause.

L’OMBRE DE LA SAGA HUMAINE

Pour mieux comprendre le phénomène, voyons à titre d’exemple le parcours du groupe People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), le groupe animalitaire le plus important au monde avec 1.6 millions de membres et 25 millions de dollars en dons par année.

Je laisse au lecteur perspicace le soin de transposer cet exemple à sa propre vie ou sphère d’activité en présupposant naturellement que le rapport aux animaux soit bel et bien une projection inconsciente du rapport à soi, et plus précisément du rapport à sa propre animalité (voir Fausses allégations de la zoothérapie IV).

Dans cette version des choses, la condition animale serait non seulement l’ombre de la saga humaine mais un révélateur, d’une précision redoutable, des mécanismes psychologiques qui se cachent derrière nos actions en apparence les plus lumineuses (ce sujet sera traité plus en détail dans une prochaine chronique où j’essaierai d’étoffer cette théorie davantage).

L’HISTOIRE DU VOLEUR QUI CRIE : « AU VOLEUR! »

Au début donc, PETA un organisme à vocation humaniste fondé en 1980 par Ingrid Newkirk et son associé Alex Pacheco, était abolitionniste pur et dur, radicalement contre toutes formes d’exploitation animale sans exception. Comme en font foi les citations suivantes, ils étaient dans les premiers à dénoncer ouvertement l’exploitation des animaux de compagnie:

« Le fin mot de la chose est que les gens n’ont pas le droit de manipuler ou d’élever des chiens et des chats. S’ils veulent des jouets qu’ils s’achètent des objets inanimés. S’ils ont besoin de compagnie, ils devraient essayer de la chercher avec ceux de leur espèce. »
Animals, mai-juin 1993

« Vous n’avez pas besoin de posséder un écureuil ou un étourneau pour les apprécier. Un jour nous voulons mettre fin au petshop et à l’élevage des animaux. »

Chicago Daily Herald, mars 1, 1990

« Au fur et à mesure que le nombre de chiens et de chats (artificiellement créé par des siècles de reproduction forcée) diminuerait, les animaux de compagnie disparaîtraient éventuellement en fade-out, et nous reviendrions à une relation plus symbiotiques — l’appréciation à distance des animaux. »

Ingrid Newkirk, Just Like Us.

LES BONNES INTENTIONS

Dès sa fondation, PETA multipliait les actions d’éclat qui ne manquaient pas d’attirer l’attention des médias toujours à l’affût d’une bonne affaire. Son terrain de prédilection était les laboratoires de recherche où se pratique la vivisection et les tests d’innocuité des produits destinés à la consommation humaine.

Avec l’aide du Front de Libération Animale qu’il endossait pleinement à cette époque, PETA a réussi à infiltrer et à faire fermer temporairement plusieurs centres de recherche opérant dans des conditions atroces.

Ces résultats lui ont valu une couverture médiatique très importante qui s’est traduite par une augmentation substantielle de nouveaux adhérents et naturellement, de dons.

LES COMPROMIS D’APPAUVRISSEMENT

Mais petit à petit, plus ils gagnaient de visibilité et de pouvoir, les dirigeants de PETA ont commencé à manger dans la main de ceux qui les nourrissaient. En d’autres mots, alors qu’au début, PETA refusait de négocier sur les principes, au fur et à mesure qu’ils gagnaient de la notoriété, ils se sont mis à chuter dans la dépendance et à faire des compromis d’appauvrissement.

Lorsqu’ils se sont aperçus que leurs plus fidèles donateurs étaient des propriétaires de chiens et de chats, Pacheco et Newkirk ont très vite éliminé de leur agenda cette catégorie d’animaux. Ils ont aussi coupé les ponts avec l’infâme Front de Libération Animale devenu soudainement trop encombrant. Bien vite, grâce à cet ajustement politique bienheureux, ils se sont attirés un large public.

UNE INSTITUTION D’UTILITÉ PUBLIQUE

Depuis, Ingrid Newkirk, la directrice générale bien en vue de cette multinationale devenue en un temps record une institution d’utilité publique, sillonne inlassablement le globe terrestre, multipliant les interventions sensationnalistes mais sans aucune portée réelle. De radical révolutionnaire, Newkirk est devenue une de ces personnes politically correct qui font l’opinion.

Pas un média digne de ce nom oseraie désormais organiser un débat sur la malheureuse condition animale sans inviter Ingrid qui joue son rôle à merveille sous ce chapiteau de la divine comédie.

Bien articulée comme tout bon militant engagé, elle a réponse à tout et son avis est désormais respecté par les courants bien-pensants de la société. Elle a acquis une notoriété et un capital de sympathie énorme. Un revirement spectaculaire récompensé d’ailleurs par des dons corporatifs juteux et un tas de bénéfices marginaux qui ne se mesurent pas uniquement en argent sonnant.

L’ÉTAPISME

Mine de rien, de fil en aiguille, par effet domino, PETA a adopté la politique des petits pas ou le réformisme. L’objectif désormais est de s’asseoir avec les autorités et de trouver des solutions pour améliorer la condition animale.

Récemment par exemple, à la suite de très longues négociations, PETA a réussi à obtenir des éleveurs industriels de poulets, la promesse, je dis bien la promesse, que le périmètre des cages en batterie serait augmenté de 2 pouces! Ou est-ce 2 cm?

Ainsi, PETA, un organisme à vocation abolitionniste s’est muté en mouvement pour la défense du bien-être animal. Derrière une rhétorique plus musclée, on retrouve les mêmes objectifs que les welfaristes: améliorer la condition animale, mais à l’intérieur du statu quo.

Désormais, lorsqu’on entend « libération animale » on doit comprendre « amélioration du bien-être animal » ; « mettre fin à la souffrance » signifie « réduire la souffrance », terme vague sans substance qui peut vouloir dire n’importe quoi ; et « droit des animaux » veut dire « bien-être animal. »

UN AGENT DE PROMOTION ULTRA SOPHISTIQUÉ

Ce qui est moins connu par contre, c’est le fait que PETA soit devenu l’agent de promotion le plus ultrasophistiqué de l’industrie des animaux de compagnie. Son alibi: la défense des autres catégories d’animaux.

Allez sur leur site Internet par curiosité, tapez « www.peta.org », vous trouverez en vente dans leur magasin virtuel, une ribambelle d’accessoires de toutes sortes : des ticheurtes, des livres d’instructions, d’alimentation, des tasses, des broches, des bracelets, des médailles qui n’ont qu’une fonction: pincer le cœur des adhérents et attirer des dons, et éventuellement, promouvoir la consommation des animaux de compagnie.

LA FACE CACHÉE

Ces organisations ont quatre soucis majeurs: garder le secret sur leurs activités réelles, cacher leurs multiples connivences avec le milieu corporatif qui exploite à grande échelle les animaux, trouver des moyens de soutirer de l’argent à leurs sympathisants et contrôler l’information donnée aux journalistes pour mieux manipuler l’opinion publique.

« Pris à leur propre jeu, explique le journaliste d’enquête Olivier Vermont, l’auteur du livre La Face Cachée de Greenpeace, ces organismes doivent conserver à tout prix leur façade d’efficacité et dorer leur blason en orientant notamment leurs activités vers le sensationnel et le court terme pour bluffer non seulement leurs propres militants mais ceux qui les soutiennent financièrement. Opérant souvent dans le plus grand secret [cachés derrière une charte quelconque de règlements], ils peuvent même aller jusqu’à tromper les gens sur les résultats véritables de leurs campagnes en se couronnant de lauriers factices. »

Ainsi, il est important de créer l’illusion de rigueur et de démontrer un certain panache, voire une certaine insolence, qui donne à penser que la fonction est authentique et légitime, mais sans remettre en question les sacro-saints dogmes sous-jacents.

Voici en quelques mots leur devise cachée : Indignez-vous suffisamment pour être crédible, les gens ne sont pas si crétins que ça toute de même, mais de grâce, ne touchez pas aux questions de fond.

LE CRÉDO FONDATEUR

De fait, jamais on ne questionne les présupposés ou les non-dits, le credo fondateur, c’est-à-dire les valeurs essentielles sous-jacentes qui sont aussi le moteur de cette industrieuse militance (voir Fausses allégations de la zoothérapie (IV).

Or, les présupposés implicites qui échappent à la conscience et donc à la révision sont beaucoup plus persuasifs que s’ils étaient explicitement exprimés. L’attention étant canalisé vers le posé, les vrais enjeux restent toujours hors de question.

C’est sûrement l’aspect le plus démoniaque de cette logique : nous faire réagir aux conséquences suscitées par ses causes pour les faire admettre ipsi facto. En disant par exemple dans un slogan promotionnel « Adopter un animal c’est pour la vie! » ou « Faites stériliser vos animaux », La Société québécoise pour la Défense des Animaux (SQDA)—dont le fondateur est Frédéric Back, un féru amateur de chiens pure race—cautionne vicieusement les valeurs enfouies et la consommation, annulant du même coup l’effet recherché.

Dans ces conditions, ce sont les protecteurs des animaux qui donnent ses lettres de noblesse à cette barbarie à visage souriant. Leur implication à l’intérieur du paradigme fondamental, l’exploitation des animaux pour son seul confort et son seul plaisir et la logique du consumérisme, qu’ils ne contestent pas, au contraire, puisqu’ils en sont les promoteurs, les défenseurs et les adeptes les plus assidus, renforcent ce style de vie.

« Il en est mille, dit Thoreau dans Walden, pour massacrer les branches du mal contre un qui frappe à la racine, et il se peut que celui qui consacre la plus large somme de temps et d’argent aux nécessiteux contribue le plus par sa manière de vivre à produire cette misère qu’il tâche en vain à soulager. »

Ainsi, paradoxalement, les portes du château fort des traditions les plus funestes sont protégées par ceux-là mêmes que la collectivité a délégué pour les ouvrir et laisser pénétrer le vent du changement.

LE MASQUE DE LA VERTU

En général, ceux qui jouent à l’Homme meilleur sont de bonne foi, mais incapables de réfléchir en dehors de cette logique, leur conscience « faussée » par un mode de pensée qui déforme la réalité.

Comme ces mères qui laissent le père violer ses propres enfants, il arrive pourtant que quelques uns savent mais ne veulent pas savoir ce qui se cache sous le masque trompeur de l’engagement, certains poussant l’odieux à son comble en se nourrissant de cette ignominie déguisée en humanisme.

Par peur du vide que pourrait laisser la perte de leurs certitudes, par un procédé de dissonance cognitive*, ils réussissent à occulter la vérité, refusant d’en prendre conscience, exactement comme l’on fait par exemple les Allemands à propos des camps de concentrations pendant la seconde guerre mondiale :

« Dans l’Allemagne hitlérienne, les règles du savoir-vivre étaient d’un genre tout particulier : ceux qui savaient ne parlaient pas, ceux qui ne savaient pas ne posaient pas de questions, ceux qui posaient des questions n’obtenaient pas de réponse. C’était de cette façon que le citoyen allemand type conquérait et défendait son ignorance, ignorance qui lui apparaissait comme une justification suffisante de son adhésion au nazisme : en se fermant la bouche et les yeux, en se bouchant les oreilles, il cultivait l’illusion qu’il ne savait rien, et qu’il n’était pas complice de ce qui se passait devant sa porte. »
Primo Lévi, 1976

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* Dissonance cognitive: Quand une personne est confrontée à une vérité qui va à l’encontre de ses croyances ou de sa propre vérité, il en résulte un état de dissonance cognitive ou d’inconfort psychologique (état de contradiction). Il existe trois façons d’y remédier : 1) Changer sa conception des choses dans le sens de la nouvelle information qui vient d’être reçu 2) Faire changer l’opinion de celui qui informe pour qu’elle rejoigne notre propre opinion 3) Rejeter tout simplement l’information en l’attribuant aux croyances, aux expériences, frustrations et autres mobiles bien personnels de l’autre personne.

Pour ceux qui voudraient approfondir la question :

Bernardina, Sergio Dalla, Bernardina, L’éloquence des bêtes, Métaillé, 2006 ; L’utopie de la nature: chasseurs, écologistes et touristes, Paris, Imago, 1996 ; « Une personne pas tout à fait comme les autre : L’animal et son statut », L’Homme 120, octobre décembre, XXXI 94, pp.33-50 ;

Boltanski Luc, La souffrance à distance : morale humanitaire, médias et politique, Métaillé, 1993 ;

Conan Éric, « La zoophilie, maladie infantile de l’écologisme », Esprit, no 155, p.124-126 ;

Francioni Gary, Rain without thunder: the ideology of the animal rights movement, Temple University Press, 1996 ;

Greenberg Jeff et al, «Why Do People Need Self-esteem? Converging Evidence That Self-Esteem serves an Anxiety-Buffering Fonction»; Journal of personality and social psychology, Dec 1992 ; Vol.63, Iss.6; pp.913 ;

Hoffer Eric, The true believer: Thoughts on the nature of mass movements, Perennial Classics, 1952 ;

Reboul Olivier, Langage et Idéologies, PUF, 1983 ;

Thoreau Henry David, Walden ou la vie dans les bois, Gallimard, 1922, p.75 ;

Vermont Olivier, La face cachée de Greenpeace: infiltration au sein de l’internationale écologiste, Albin Michel, 1997 ;

Vilmer, Jean Baptiste Jeangène, Éthique animale, PUF, 2008 ;

West Patrick, Conspicuous Compassion: Why sometimes it really is cruel to be kind, Civitas, 2004, p.VII and 27.

Nouvelles ruptures des plateaux de glace canadiens

Tuesday, September 9th, 2008

L’été 2008 aura été particulièrement destructeur pour les plateaux de glace de l’Arctique canadien. Après la rupture de deux importants morceaux de glace du plateau du Ward Hunt mi-juillet, deux autres plateaux ont été amputés de tout ou partie de leur glace lors des semaines suivantes. glace-arctique-plateau-serson.jpgglace-arctique-plateau-serson.jpg

Ainsi, Le 31 juillet 2008, des images satellites de la Nasa ont montré que deux grandes sections de la plate-forme de glace du plateau Serson s’étaient détachées, chacune d’une superficie d’environ 90 km2. D’après le centre d’observation des glaces et des icebergs d’Environnement Canada cette perte représente environ la moitié de la surface du plateau.
Ensuite, entre le 4 et le 12 août, la plate-forme de glace Markham s’est complètement effondrée et le bloc, d’une superficie d’environ 50 km2, s’est mis à dériver dans l’océan Arctique.

Ces plateaux sont ou étaient situés sur l’île canadienne d’Ellesmere à environ 800 km du pôle Nord. Ils sont formés de glace marine, de neige et pour certains de glace de glacier. Leur épaisseur peut atteindre les 40 mètres et une partie des glaces a jusqu’à 4 500 ans d’âge. Depuis le début du 20ième siècle, le Canada a perdu plus de 90 % de ses plateaux de glace. Ces pertes ont démarré au cours d’une période chaude dans les années 1930-1940 et s’accélèrent depuis quelques années du fait des températures encore plus élevées qui règnent maintenant en Arctique.Selon Derek Mueller, de l’université canadienne de Trent, « ces changements sont irréversibles dans le climat actuel et indiquent que les conditions environnementales qui ont préservé l’équilibre de ces plateaux de glace pendant 4 000 ans ont changé ».

Michel Sage
Carte © Atlas national du Canada, 5e édition

source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3341

La version 2009 du bonus/malus automobile se dévoile

Friday, September 5th, 2008

Le succès du bonus/malus appliqué à l’automobile est indéniable. Il a largement dépassé les espérances du gouvernement, l’obligeant à mettre la main à la poche (1) alors que le dispositif devait s’autofinancer. Aussi, dans le cadre de la préparation du projet de loi de finances 2009, présentée à l’automne, le bonus/malus est en cours de refonte pour tenter de parvenir à l’équilibre.
Néanmoins, à la mise en place du dispositif, le gouvernement avait annoncé que le durcissement par abaissement des seuils d’éligibilité au bonus et de déclenchement du malus, se ferait selon un rythme de 5 gr de CO2/km tous les deux ans, ceci afin de permettre aux constructeurs automobiles d’adapter leur production. Dans ce cadre d’évolution relativement bridé, l’annualisation du malus pour les véhicules émettant plus de 250 gr de CO2/km, confirmé le 1er juillet par Jean-Louis Borloo, devrait être complétée par la disparition du premier seuil de bonus, entre 120 et 130 gr CO2/km.

En conséquence, le dispositif du bonus/malus 2009 pourrait se décomposer selon les 4 catégories suivantes :
- jusqu’à 120 gr de CO2/km (1), les véhicules sont éligibles à un bonus allant de 200 à 5 000 €; 
- de 121 à 160 gr de CO2/km, ni bonus, ni malus ; 
- de 161 à 250 gr de CO2/km, les acheteurs sont pénalisés d’un malus variant entre 200 et 1 600 €, uniquement lors de la première immatriculation, 
- au-delà de 250 gr de CO/km, pénalisés d’un malus de 2 600 € lors de l’achat, les acheteurs devront également s’acquitter d’un malus annuel supplémentaire qualifié de ‘limité dans son montant’, dès la seconde année. Ce dispositif n’aura pas d’effet rétroactif, en ne s’adressant qu’aux seuls véhicules immatriculés pour la première fois à partir du 1er janvier 2009.
A noter que les véhicules diesel non équipés de filtres à particules devraient continuer à bénéficier d’un bonus, si leurs émissions de CO2 le permettent, alors que l’augmentation du risque de mortalité lié à ces particules est dorénavant bien connue.

Pascal Farcy

1- Fin juin, le ministre du budget, Eric Woerth, a estimé que le bonus-malus pourrait coûter 200 millions d’euros au pays, en 2008.

source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3333

Beauvais (ville de France) teste la collecte du verre usagé à cheval

Friday, September 5th, 2008

Passé d’une quinzaine, en 2001, à près de 80 aujourd’hui, le nombre de municipalités qui font appel aux chevaux de trait pour mener à bien la collecte des ordures ménagères, gérer les espaces verts, etc. ne cesse d’augmenter. Dernière ville à se lancer, Beauvais, préfecture de l’Oise, a débuté ce jour une expérimentation de collecte à cheval du verre usagé. L’attelage tiré par Nipon du Santerre, un cheval de race Trait du Nord de l’association Equiterra, sera mené par une femme cocher et accompagné par des agents de SITA sur un circuit jusque-là attribué à un camion.

Dans la continuité du partenariat signé le 5 mai dernier entre la société SITA et les Haras nationaux, pour professionnaliser l’usage des chevaux, ânes et autres mules dans la collecte des déchets et le nettoyage des villes, l’opération s’achèvera le 3 octobre et aura valeur de test national. A son terme, la filiale de Suez entend ainsi pouvoir proposer un service de collecte hippomobile à toutes les collectivités avec lesquelles elle travaille (1).Le cheval n’est pas un auxiliaire municipal nouveau à Beauvais, depuis 2005 il y est mis à contribution pour différentes tâches (transports de personnes, sécurité (brigade équestre), éducation…), la maire de la ville, Caroline Cayeux, soulignant que ‘avec le cheval, on pourrait penser à un retour en arrière, alors que pour nous, cela représente une façon très moderne et efficace de faire face aux difficultés d’aujourd’hui’.
En effet, au-delà d’un bilan écologique imbattable, les chevaux de trait sont d’une manière générale beaucoup plus souples d’utilisation en permettant l’accès à des voiries de taille réduite et en présentant un coût global très inférieur à une solution motorisée (moins de 10 000 € par an contre environ 14 000 € pour un camion).

Alex Belvoit
Photo © Equiterra

1- Trouville et Lyon ont déjà recours, en partie, à des chevaux pour le ramassage des ordures ménagères.

source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3334

La vélomobilisation de septembre : 1er vendredi du mois

Friday, September 5th, 2008

Bonjour, cyclistes de Québec!

Vous avez sûrement remarqué que c’est la première semaine de septembre.

Vélomobilisation pour le vélo utilitaire et pour une belle voie cyclable sur la côte de la Pente Douce


vendredi 5 septembre
17h00
départ devant la bibliothèque Gabrielle-Roy

Un rappel: la vélomob est une randonnée festive et doucement revendicatrice pour réclamer la place du vélo et du transport alternatif à la voiture dans la ville de Québec. L’idée est de s’amuser ensemble en roulant sur notre moyen de transport préféré pour montrer aux autres citoyens-nes que c’est bien plus l’fun d’être ailleurs que dans une voiture pour nos déplacements en ville.

Si la température le permet, la vélomob sera suivie d’un pique-nique dans un parc.

Venez en grand nombre et apportez deux ou trois amis-es (ou plus!) pour ce mouvement qui reste très pertinent dans une ville qui fête ses 400 ans après avoir développé tout son territoire pour les voitures.

Merci de faire circuler cette invitation!

Gabriela et Guy
pour Vélomobile Québec

Première décennie de Kyoto : croissance de la motorisation au Québec

Wednesday, September 3rd, 2008

Première décennie de Kyoto

26 août 2008

Richard Bergeron

Richard Bergeron est Chef de Projet Montréal et auteur de Le Livre NOIR de l’automobile et de Les Québécois au volant

Si vous avez l’impression qu’il y a toujours plus de véhicules dans nos rues et sur nos routes, vous serez rassuré d’apprendre que vous n’avez pas la berlue. En effet, la publication récente du bilan 2007 de la Société de l’assurance automobile du Québec révèle qu’au cours de cette seule année, 93 745 automobiles et camions légers, 7371 motocyclettes et cyclomoteurs, en plus de 1673 camions lourds se sont ajoutés à la circulation au Québec, pour une croissance globale de 102 789 véhicules. Si l’on mettait ceux-ci l’un derrière l’autre, la file irait de Montréal à Chicoutimi.

L’année 2007 représente la fin de la première décennie de Kyoto, puisque le protocole du même nom fut adopté en décembre 1997. Avons-nous changé au cours de ce premier cycle de dix années, dominé par la problématique des changements climatiques? Aucunement, si l’on en croit l’indicateur de la motorisation.

En dix ans, le nombre d’automobiles et de camions légers a crû de 816 763, celui des motocyclettes et cyclomoteurs, de 83 318, celui des camions et tracteurs routiers, de 16 125, pour une hausse totale de 916 206 véhicules. Mis l’un derrière l’autre, ceux-ci couvriraient la distance entre Saint-Jean (Terre-Neuve) et Vancouver.

Motorisation en croissance

Les sceptiques répondront que cette croissance des véhicules s’explique par celle de la population. De 1997 à 2007, la population du Québec a effectivement crû de 398 204 habitants, ou 5,5 %. Dans le même intervalle, le nombre d’automobiles et de camions légers immatriculés au Québec a enregistré un bond de 22,4 %. Dès lors, le taux de motorisation n’a pu que s’élever.

Effectivement, nous sommes passés de 500 automobiles et camions légers pour 1000 habitants en 1997, à 580 pour 1000 en 2007. Bien sûr, nous sommes encore loin des 800 véhicules ou plus par tranche de 1000 habitants rencontrés aux États-Unis. Il reste que nous paraissons plus déterminés que jamais à combler notre «retard» de motorisation sur ce pays.

Montréal

L’île de Montréal est le seul endroit, au Québec, où il est possible de vivre confortablement sans dépendre de l’automobile. Or, même là, on constate, depuis le début de l’ère Kyoto, une croissance moyenne de 10 355 automobiles et camions légers par année, ce qui a fait passer le taux de motorisation de 388 véhicules pour 1000 habitants en 1997, à 429 en 2007.

Il est étonnant de constater combien l’on parle peu de cet extraordinaire effort de motorisation dans lequel les Québécois sont engagés. Année après année, notre parc automobile s’accroît de 100 000 véhicules sans que personne ne ressente le besoin ni ne juge pertinent de le souligner.

Même les politiques publiques spécifiquement conçues pour favoriser les solutions de rechange à l’auto demeurent muettes sur le sujet. C’est le cas du tout récent Plan de transport 2008 de la Ville de Montréal, du Plan d’action 2006-2012 du Québec relativement aux changements climatiques ou encore de la Politique québécoise du transport collectif, rendue publique en juin 2006.

Politiques publiques

Tout commerçant sait que garder le client que l’on a déjà exige beaucoup moins d’efforts que d’en trouver un nouveau ou que de retrouver celui que l’on a perdu. Les 100 000 véhicules qui s’ajoutent annuellement sur nos routes sont forcément acquis par des personnes qui, jusque-là, se déplaçaient en transport collectif, à pied, à vélo, ou encore qui étaient, sous une forme ou une autre, des adeptes du covoiturage.

En n’abordant jamais le sujet de la motorisation, tout en mettant en oeuvre des politiques visant à convaincre les automobilistes d’utiliser le transport collectif, la marche, le vélo ou le covoiturage, les autorités publiques se trouvent à dire: «Commencez par acheter une auto, puis laissez-la à la maison!»

Dans la foulée de l’analogie marchande, on arrive à cette proposition plus qu’étonnante: «Allez d’abord satisfaire vos besoins chez mon concurrent, puis je tenterai de vous convaincre de continuer à acheter malgré tout mes produits.» Il me semble qu’il serait plus logique et efficace d’oser dire: «Si par bonheur vous n’êtes pas encore dépendant de l’auto, n’allez surtout pas en acheter une!»

Flatter les électeurs

Un tabou est une chose que tout le monde voit mais dont personne n’ose parler. Force est de reconnaître que la motorisation du Québec correspond à cette définition. Comment cela s’explique-t-il? Aujourd’hui, 80 % des Québécois âgés de 18 à 75 ans sont propriétaires d’une auto.

Un gouvernement qui doit se faire réélire aux quatre ans jugera donc avisé de ne jamais montrer du doigt l’automobile, de crainte de déplaire à quatre électeurs sur cinq. Au contraire, il les flattera dans le sens du poil, ces chers automobilistes.

C’est ainsi, pour s’en tenir à Montréal, que l’on sort tambours et trompettes pour prétendre réinventer cette ville par les transports collectifs, tout en s’apprêtant à injecter trois ou quatre milliards de dollars dans la reconstruction de l’échangeur Turcot, dans la tunnellisation de l’autoroute Bonaventure et dans la transformation de la rue Notre-Dame Est en autoroute urbaine.

Reprendre Kyoto

À 8000 $ chacun de coûts annuels, les automobiles et camions légers ajoutés sur les routes du Québec durant la première décennie de Kyoto ont représenté une dépense globale de 35 milliards de dollars. Pour la seconde décennie Kyoto, celle qui nous conduira à 2017 et qui, plus personne n’en doute, sera marquée par l’explosion des coûts du pétrole, je propose que les enjeux soient posés noir sur blanc.

D’un côté, nous pouvons persister à ne pas parler de motorisation, ce qui, implicitement, revient à prendre la décision d’augmenter le parc automobile d’une nouvelle tranche de 750 000 à 1 000 000 de véhicules. Dans ce cas, ce ne seraient pas moins de 50 milliards supplémentaires que, d’ici 2017, nous investirions dans l’auto.

De l’autre côté, nous pouvons briser le tabou de la motorisation en choisissant de plafonner le parc automobile à son niveau actuel, tout en investissant résolument dans les transports collectifs du XXIe siècle. Avez-vous idée de ce qu’on pourrait faire avec un programme d’investissement d’à peine un milliard par année, ou de 10 milliards d’ici 2017?

Nous avons laissé la première décennie Kyoto nous filer entre les doigts et en payons aujourd’hui le prix, par le biais d’un litre d’essence frôlant 1,50 $. De grâce, ne commettons pas la même erreur avec la seconde décennie Kyoto!

source : http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=980

La radio-activité à Maniwaki et le virage de Charest vers l’uranium: les Premières Nations doivent encore se défendre

Monday, September 1st, 2008

Un courriel envoyé par un ami très lié aux Premières Nations du Québec et lié à leur cause:…

Salutations à toutes mes relations,

Mishomis Commanda nous a averti depuis des années de la radioactivité
de l’uranium dans l’eau de Maniwaki. Dans le sol, l’uranium maintient
le magnétisme de la Terre, mais quand il est remué il apporte la
radioactivité et la mort. Le forage de puits a été jusqu’à maintenant
la principale cause de contamination dans la région. Mais une plus
grande menace provient du développement du forage industriel pour la
prospection d’uranium.

Plus qu’une simple rumeur ou qu’un rêve, d’importants dépots d’uranium
de haute qualité ont été trouvés dans plusieurs parties du Québec. Les
premiers champs d’uranium furent trouvés dans les années ‘50, mais
depuis, les techniques de prospection se sont développées, avec des
lecteurs de fréquences radio-magnétiques sur des hélicoptères. Avec le
prix de l’uranium en hausse récemment (devinez pourquoi?) des milliers
de concessions d’exploration pour l’uranium ont été reçues par les
multinationales au Québec, spécialement depuis les deux dernières années.

Le forage pour l’uranium a commencé à grande échelle l’an dernier et a
pris de l’expansion cet été dans différentes régions; une mine
d’uranium est déjà en opération dans les monts Otish. Dans le bassin
de la rivière Outaouais, le camp d’uranium de l’île Grand-Calumet et
la région de Mont-Laurier sont considérées comme d’excellents secteurs
de prospection par l’industrie minière. Une prospection intensive pour
l’uranium est aussi en cours près de la Baie James, dans l’Ungava, les
monts Otish et dans la région de Mistassini.

Le Canada produit déjà 30% de l’uranium mondial. L’Institut Fraser a
donné au Québec le premier rang mondial en 2008 pour la prospection
minière, avec un fort focus sur l’uranium. Plusieurs multinationales
et leurs nombreuses branches louchent vers leur part du gâteau et
compétitionnent dans la course aux concessions. L’Institut note aussi
que le gouvernement du Québec a des politiques environnementales
favorables pour des opérations majeures de prospection. Pas surprenant
que, peu après son apparition avec le supposé leader de Greenpeace,
nous avons pu voir le gouvernement Charest promouvoir l’énergie
nucléaire dans une propagande médiatique il y a quelques mois. On a
alors essayé de nous faire croire que les isotopes nucléaires étaient
nécessaires pour notre santé et bien-être. Cela se produisit alors que
la directrice de la Commission Nucléaire du Canada fut licenciée pour
avoir dénoncé une fuite nucléaire à Chalk River. Il y avait peut-être
plus que cette simple fuite derrière cela.

Ça ne doit pas être sans relation avec les événements internationaux
récents, l’Occident essayant de banir l’énergie nucléaire en Iran,
alors que les USA alignent leurs missiles nucléaires autour d’eux,
Bush announce la troisième guerre mondiale et Israël menace de
bombarder les installations nucléaires de l’Iran. Obama lui-même, déjà
acclamé globalement comme le nouveau leader mondial, a basé sa tournée
internationale sur régler le cas de l’Iran. Le fait que l’Iran vient
de signer un traité de défense avec la Russie et la Chine, alors que
les troupes américaines et russes se rencontrent en Géorgie, rend le
scénario de l’échiquier plus clair. Maintenant que les jeux sont
terminés, les puissances vont passer aux affaires sérieuses. L’uranium
pourrait devenir une business profitable valant son pesant d’or. À
moins que nous nous réalignions globalement avec un véritable sens des
valeurs, nous pourrions périr.

Mais hors de tout scénario prévisible, la prospection et le forage
pour l’uranium se produisent déjà au Québec sans que la population
n’en sache rien, malgré que cela soit exposé clairement dans les pages
web de l’industrie minière . Le document ci-joint est une brève
recherche sur l’exploitation de l’uranium au Québec. Pour une lecture
plus rapide, j’ai marqué en rouge les phrases importantes, les
mots-clés et les noms de différentes compagnies et des sites reliés à
l’exploitation d’uranium au Québec. C’est un survol, mais il doit y
avoir plus à découvrir. Pour plus de détails, certains liens vers des
sites peuvent être encore effectifs en cliquant sur le texte.

L’industrie de l’uranium au Québec est encore au stage embryonnaire,
mais elle se développe rapidement. Il n’est pas trop tard cependant,
pour avorter sa naissance, si nous réagissons maintenant.

La seule chose que j’ai vue à Cabonga, qui aurait pu sembler suspecte,
fut un groupe de 7 ou 8 minivans à l’entrée d’un petit sentier dans
les bois, loin de toute eau; il n’étaient donc pas des canotiers ou
des pêcheurs. Maintenant que j’y pense, ils auraient pu être une
équipe de prospection. Je continue de croire que le supposé accord que
le conseil du Lac Barrière essaie de négocier dans les médias avec les
gouvernements, tout comme la barricade sur l’autoroute 117 l’été
dernier par des agents payés de l’extérieur ont quelque chose à voir
avec la question du développement de l’industrie de l’uranium au Québec.

S’il-vous-plaît, passez cette info à ceux que vous pensez qui
pourraient être intéressés. Ensemble nous trouverons une solution à
cette menace.

Assiniinishech ou Wishkabewish, aussi connu comme Arc-en-soleil

L’Uranium au Québec, William Commanda

L’Uranium au Québec

Hydro-Québec : après l’échec programmé de l’éolien, le nucléaire de gentilly-2

Sunday, August 24th, 2008

Gentilly-2 : conférence de presse sur « invitation »

20 août 2008  (http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=964)

Philippe Giroul

Mardi matin, j’ai pu assisté, malgré un cordon de sécurité Hydro-Québec circonstanciel, à la conférence de presse d’Hydro-Québec qui dévoilait sa décision d’aller de l’avant dans la réfection de la centrale nucléaire vétuste et obsolète de Gentilly-2.

Surprise: n’entrait pas là qui le voulait : il fallait être « invité » ou faire partie de la FTQ… Un écologiste reconnu s’est fait sortir par les sbires de la société d’état! On se serait cru en Chine ou en Russie ou en Birmanie ou en Roumanie du temps de Ceausescu. Des dizaines de travailleurs FTQ avaient été convoqués d’urgence pour assurer la claque généreuse aux discours bien ficelés du potentat Thierry Vandal et de ses deux marionnettes qui l’entouraient.

J’aurais voulu poser, pacifiquement, trois questions aux acteurs de ce cirque médiatique bien préparé :

La première question : Comme le gouvernement actuel exige l’acceptation sociale pour tout nouveau projet de mini-centrale hydro-électrique, est-ce que Hydro-Québec a vérifié cette acceptation sociale pour son projet de rénovation de G-2.
Si oui, quand et comment cela a été fait ? Quels sont les résultats en 2008 ?
Si non, quand et comment va-t-il le faire ?

La deuxième question : Quand j’ai appris dernièrement l’énormité des rejets environnementaux associés à l’exploitation de la centrale nucléaire de Gentilly-2 et de ses installations de stockage des déchets radioactifs ainsi que la description des organes qui peuvent être atteints, j’ai été effrayé.
Aller-vous accepter de cautionner ce projet irresponsable et vous présenter devant vos concitoyens et les travailleurs de Gentilly et leur dire : « On s’en fout de votre santé et des générations futures, il faut absolument garder des emplois ici ! »

Et la troisième question à la Ministre Julie Boulet : étant donné que l’avenir des générations futures est en cause dans ce projet d’Hydro-Québec et que c’est un choix de société qui doit être fait démocratiquement, pouvez-vous recommander à votre gouvernement de respecter la démocratie et proposer un débat parlementaire ouvert pour débattre en toute transparence de ce projet ?

Trop tard ! Les jeux étaient faits depuis longtemps : le conseil des ministres avait statué le décret d’appuyer ses comparses d’Hydro-Québec.
Lors de la période de questions, seuls quelques journalistes triés sur le volet ont pu s’exprimer. Les citoyens devaient se la fermer. Exit la démocratie au Québec !

Que peut faire maintenant l’opposition ? Suivre impunément l’autocrate Jean Charest ou bien se tenir debout et exiger ce débat démocratique ! Car, comme le témoignait le 21 juillet dernier, l’Association Major Power Consumer in Ontario : « L’histoire de la partie nucléaire de l’Ontario est une tragédie qui est une longue et malheureuse litanie d’échecs technologiques et opérationnels caractérisée par une performance bas de gamme à des coûts exorbitants et en augmentation rapide. C’est un exercice de soins palliatifs envers une technologie CANDU non-rentable et sans avenir. »
Que fera l’Action démocratique ? Sans doute comme d’habitude : observer les coqs au- dessus des églises des villages et jouer avec opportunisme à l’Arlequin avec Thierry Vandal. Ils continueront à dormir au gaz dans ce dossier radioactif.

Quant au Parti québécois, qui se réunit en caucus, à Bécancour, curieusement le lendemain du spectacle mis en scène par H-Q, pourra-t-il se démarquer de la loi du silence de Notre société d’état et de son acolyte le gouvernement actuelle. L’occasion est très belle pour exiger du gouvernement libéral ce débat démocratique essentiel où tous les intervenants (pour ou contre) dans ce dossier pourront avoir la parole en toute transparence. Les élus péquistes devront exiger le dépôt public de toutes les études techniques, économiques et environnementales demandées lors du BAPE de 2005. Il y va du respect de cette institution démocratique.

Le parti libéral devrait être confronté à un nouveau Suroît, Rabaska, Mont-Orford , nucléaire cette fois !
Ensuite, lors des prochaines élections, la parole sera aux citoyens qu’il faut bien informer des véritables enjeux de société qu’ils veulent léguer aux générations futures.

Philippe Giroul,
Citoyen, client-actionnaire de Hydro-Québec

Le gouvernement Charest : Tuer l’éolien dans l’oeuf.

Sunday, August 24th, 2008

Développement de l’éolien

20 août 2008  (http://lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=965)

Gabriel Ste-Marie  

L’auteur est économiste à la Chaire d’études socio-économiques de l’UQÀM

Mathieu Roy/AC-PressEn mai dernier, Hydro-Québec dévoilait le nom des entreprises ayant remporté le nouvel appel d’offres de 2000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne. La filière éolienne continue d’être développée par l’entreprise privée parce que le gouvernement Charest exige qu’Hydro-Québec ne concoure pas aux appels d’offres. La raison est simple : avec ses leviers financiers et sa cote de crédit imbattables, notre société d’État est la mieux positionnée pour développer cette filière au meilleur coût. Sa présence aurait découragé les entreprises privées à y participer, selon la stratégie énergétique du gouvernement.
Photo Mathieu Roy/AC-Presse

La privatisation

Par ce non-sens, la production d’électricité passe du secteur public au privé avec le développement de la filière éolienne. Privatisation pour le moins paradoxale puisque l’entreprise publique française, EDF (Électricité de France), a participé à l’appel d’offres et en a raflé près de la moitié!
Au Québec, la façon dont la filière est développée interpelle trois niveaux d’acteurs. Les entreprises ayant été retenues achètent les éoliennes clé-en-main à un fabricant et les font installer sur les sites qu’elles ont choisis. Par la suite, ces exploitants vendent l’électricité produite à Hydro-Québec. Il est à noter que dans la plupart des cas l’entretien est assuré par le fabricant et que de maigres redevances sont versées aux municipalités et aux propriétaires des sites par les exploitants.

Huit exploitants ont été choisis. Sept d’entre eux achètent leurs éoliennes au fabricant géant allemand Enercon et le huitième, EDF, fait appel à l’autre géant allemand REpower. Les soumissions qui faisaient appel au fabricant québécois AAER ont été écartées. Un petit fabricant local pouvait difficilement concurrencer de géantes multinationales dans une industrie de plus en plus concentrée présentant d’importantes économies d’échelle.

Le partage des consortiums

Les huit exploitants retenus sont plutôt hétéroclites. La plupart sont des consortiums d’entreprises de moyenne envergure œuvrant dans le secteur de l’énergie, des mini-barrages au gaz naturel. Trois sont québécois : Boralex – Gaz Métro (qui a remporté 13 % de l’appel d’offres), Kruger Énergie (8 %), et 3Ci (8 %). Les autres sont plutôt variés : Venterre (britannique et canadienne-anglaise; 6 %), Inverergy (américaine; 7 %), Enerfin (espagnole; 5 %), Vents du Kempt (québécoise, américaine et suisse; 5 %), et St-Laurent Énergies (française, québécoise et américaine; 48 %).
La part du lion revient à St-Laurent Énergies. Ce consortium est détenu à 60% par EDF Énergies Nouvelles, elle-même détenue à 50 % par EDF. L’autre 40 % est partagé moitié-moitié entre l’américaine Renewable Energy System et Hydroméga, la québécoise spécialiste des mini-barrages.

Fait à noter, aucune coopérative, projet communautaire ou autochtone n’a été retenu. Développer l’éolien à bon prix requiert une bonne cote de crédit et un pouvoir de négociation auprès des fabricants d’éoliennes. Bref, il faut être gros. Ceci ne constitue pas une surprise pour le gouvernement et, pour éviter la grogne de ces perdants, il leur avait déjà réservé un autre appel d’offres de 500 MW où les gros ne pourront y participer à moins d’être liés à une municipalité ou à une communauté autochtone.

Les résultats de cet appel d’offres renforcent l’idée selon laquelle notre entreprise publique serait en excellente position pour développer la filière. Les petits joueurs ont été exclus et c’est une autre entreprise publique qui se retrouve la principale gagnante. Pas surprenant qu’ailleurs dans le monde ces entreprises de services publics détiennent de plus en plus de parcs éoliens. Par exemple, aux États-Unis, la Florida Power & Light est la principale exploitante de parcs éoliens avec une puissance totale de 5500 MW sur un total de 11 600 MW. Fait surprenant, aucun de ses parcs ne se trouve en Floride.

À quel prix?

Notre filière éolienne pourrait être mieux développée et coûter moins cher. Aborder la question du prix n’est pas simple parce qu’Hydro-Québec brouille les cartes en publiant des chiffres difficilement compréhensibles et peu comparables. Pour le dernier appel d’offre, la société d’État affirme qu’elle paiera 8,7 ¢/kWh aux exploitants. Cette information est incomplète puisque ce tarif est augmenté de 2 % à chaque année. Le prix moyen payé est plutôt 10,6 ¢/kWh sur la durée des contrats. À cela, Hydro ajoute le coût des nouvelles lignes de transport et ses frais d’équilibrage. Nous ne les comptons pas parce que la société d’État ne les inclus pas dans les autres projets (hydraulique, gaz ou nucléaire).

C’est donc ce 10,6 ¢/kWh qu’il faut comparer au 9,2 ¢/kWh annoncé de La Romaine ou au 5 ¢ de Toulnustuc déjà en fonction. À ce prix, l’éolien est quand même comparable aux nouveaux développements possibles des grands barrages et du gaz naturel. De plus, l’éolien présente l’avantage d’avoir un faible impact environnemental, mais aussi le désavantage aux yeux d’Hydro d’être relativement récent, sa fiabilité demeurant incertaine sur une longue période.

10,6 ¢/kWh est un prix nettement plus élevé que les coûts de production normaux de l’industrie éolienne. Par exemple, l’OCDE avance un coût pour l’exploitant, avant profits, oscillant entre 3 et 6 ¢/kWh en 2005. La variation dépend de la qualité des vents et le Québec a les meilleurs vents au monde pour la filière éolienne. À cause de la très forte demande actuelle d’éoliennes et de l’augmentation du prix de l’acier, ces coûts ont augmenté. La Florida Power & Light affirme que ses coûts varient entre 4,5 et 7,5 ¢ US, l’oscillation dépendant encore principalement de la qualité des vents. Bien développé, le coût de l’éolien au Québec devrait donc osciller entre 3 et 5 ¢/kWh, avant profits.

Le prix que paie Hydro est plus du double. C’est qu’il faut ajouter les bénéfices des exploitants, en plus de tenir compte de leur moindre capacité de financement, ce qui accroît leurs coûts. C’est aussi que ces exploitants se sont retrouvés en position de faiblesse face aux fabricants pour négocier les prix. Bref, l’appel d’offre a été mal construit.

Les retombées…

Il aurait été préférable de tenir un appel d’offres pour la fabrication des éoliennes, qui aurait soulevé la concurrence entre les fabricants plutôt qu’entre les exploitants, faisant diminuer le coût de ces machines et augmentant les retombées économiques au Québec.

L’appel d’offre exige que 60 % des coûts du projet soient déboursés au Québec. Ceci peut sembler intéressant, mais constitue dans les faits un recul. Il ne faut pas oublier que 90 % des dépenses d’Hydro sont effectuées au Québec. Avec l’ampleur de l’appel d’offres annoncé, il aurait été possible d’attirer un fabricant en sol québécois, ce qui aurait grandement augmenté les retombées économiques. Par exemple, sans aucune sollicitation, la multinationale allemande Siemens avait déjà proposé au gouvernement de s’implanter ici en échange de la fabrication des 2000 MW. Elle avait alors proposé que les parcs soient exploités par Hydro-Québec. La danoise Vestas avait fait de même lors de l’appel d’offres précédent. Ces propositions ont été rejetées par le gouvernement.

Ces piètres décisions ne s’expliquent pas uniquement par l’idéologie de l’équipe de Jean Charest, mais aussi par une raison fort pragmatique. Le gouvernement est prêt à sacrifier les rendements d’Hydro en échange d’un rendement maximal à court terme afin d’augmenter son budget. Il limite ainsi les investissements de notre société d’État en recourant au secteur privé. En faisant cela, il est en train de tuer notre poule aux œufs d’or.

Les baleines à bosse sauvées de l’extinction ?

Sunday, August 24th, 2008

Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3309

a mise à jour de la Liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union mondiale pour la conservation de la nature) a révélé une heureuse surprise. Il semblerait en effet que les efforts menés par la protection internationale pour préserver la baleine à bosse de l’extinction aient porté leurs fruits puisque celle-ci est passée du statut de « vulnérable » à celui de « préoccupation mineure ». Après avoir atteint un niveau très bas en 1970, sa population s’est progressivement reconstituée au cours des 40 dernières années, même s’il est peu probable qu’elle retrouve un jour ses effectifs de départ. Un succès toutefois nuancé par le sort de deux sous-espèces, la baleine à bosse d’Océanie et celle du Golfe Persique, toujours considérées comme étant « en danger ».

Pourtant, bien que les mesures de protection appliquées à la baleine à bosse aient été une réussite, la pression exercée par une pêche intensive n’en est pas moins présente. Et si elle reste latente pour cette espèce en particulier, elle représente en revanche une menace bien réelle pour d’autres cétacés.
Ainsi, malgré quelques signes de récupération, la baleine bleue de l’Antarctique est encore répertoriée comme « en danger critique d’extinction », stade le plus élevé de menace. Après avoir été à la « base de l’industrie baleinière internationale », le rorqual commun et le rorqual boréal connaissent un sort guère plus enviable. Décrit comme « en danger », leur état n’a pas connu d’amélioration substantielle au cours de ces dernières années. Alors que la plupart des pays ont cessé de les chasser depuis les années 1970, le Japon a, pour sa part, relancé la chasse au rorqual boréal en 2002 sous couvert d’études scientifiques. En 2006, il reprenait également la chasse au rorqual commun en Antarctique. Témoignant de la fragilité de la situation actuelle, le gouvernement nippon menace, par ailleurs, depuis 2006 de reprendre la pêche à la baleine à bosse. Une attitude qui reviendrait à renier le moratoire international sur la chasse des baleines, tout en violant le sanctuaire baleinier de l’Océan Austral instauré par la Commission baleinière internationale en 1994.

Aussi, si l’évolution se veut actuellement favorable pour la baleine à bosse et la baleine franche australe, elle aussi devenue « préoccupation mineure », près du quart des espèces de cétacés est encore considéré comme menacé par l’IUCN. Sur cette part, 10 % sont inclus dans les catégories « en danger » et « en danger critique d’extinction ».
L’avenir des petits cétacés est tout aussi incertain, certains comme le dauphin de l’Irrawaddy, le marsouin aptère et le dauphin de la Plata étant désormais qualifiés de « vulnérables ». Du fait de leur petite taille, ils sont massivement victimes de pêches accidentelles. En illustre le cochito ou « vaquita », une espèce de marsouin du Golfe de Californie au Mexique, présenté par l’IUCN comme « le probable prochain cétacé à disparaître ». L’institut base cette funeste prédiction sur les 15 % de sa population qui meurent chaque année dans des filets emmêlants. A l’heure actuelle, cette espèce en « danger critique d’extinction » ne compte plus que 150 individus vivant encore à l’état sauvage.

Outre les prises accidentelles, les cétacés sont confrontés à des difficultés croissantes incluant les collisions avec les bateaux, la détérioration de leur habitat naturel, le déclin des espèces proies et les perturbations sonores. L’IUCN note ainsi que les sonars militaires constituent une nuisance grave, notamment pour les baleines à bec qui plongent à de grandes profondeurs. Ils sont également suspectés d’être à l’origine des échouages de nombreux cétacés tel le dauphin à tête de melon, incidents dont la fréquence s’est accélérée depuis une trentaine d’années.
Cependant, même si un long chemin reste encore à parcourir pour venir en aide à l’ensemble des cétacés fragilisés, le répit accordé à la baleine à bosse est la preuve qu’aussi difficile que s’annonce le défi, il demeure accessible.

50 % de l’eau utilisée par l’agriculture est gaspillée

Sunday, August 24th, 2008

Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3314

La Semaine mondiale de l’eau, qui vient de se clôturer à Stockholm, a été l’occasion de rappeler les multiples enjeux liés à l’eau et le gaspillage énorme qui en est fait, parfois même sans s’en rendre compte.

Alors qu’au niveau mondial, près de 2 personnes sur 10 sont privées d’eau potable, un rapport de l’Institut international de l’Eau (Siwi) montre ainsi que la moitié de l’eau utilisée pour l’agriculture est gaspillée. Si ce gaspillage peut être dû à des pratiques agricoles non-adaptées, la principale cause tient au gâchis énorme de nourriture qui intervient lors des phases de transport, stockage et consommation. A titre d’exemple, aux USA, les 30 % de nourriture gaspillés chaque année correspondent à 40 000 milliards de litres d’eau, soit de quoi couvrir les besoins de 500 millions de personnes.

Outre ce gaspillage direct, l’évolution des régimes alimentaires est également en train de peser lourdement sur les ressources en eau planétaire. L’adoption du modèle occidental, faisant la part belle aux produits d’origine animale (lait, viande, etc.), les experts s’inquiètent en rappelant que la production d’un kilo de viande de bœuf nécessite 15 500 litres d’eau. Ainsi, pour Stéphanie Blenckner, du Siwi, “Il faut bien comprendre que ce que l’on mange, ce que l’on achète, a des conséquences immédiates sur les ressources en eau”.
En conséquence, face à une planète qui voit ses ressources en eau s’amenuiser parallèlement à une population humaine en croissance, les 2 400 participants à la Semaine mondiale de l’eau ont quitté la Suède en appelant les gouvernements à réduire la quantité de nourriture gaspillée d’au moins 50 % d’ici 2025, pour limiter les risques de pénurie.

New York se veut plus écologique pour assurer sa croissance

Sunday, August 24th, 2008

Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3315

Face à une situation énergétique tendue quant à l’alimentation en électricité de sa ville, Michaël Bloomberg, le maire de New York, a déclaré vouloir développer massivement le recours aux énergies renouvelables, à l’occasion du sommet américain pour une énergie propre qui s’est tenu cette semaine. En conséquence, les toits de New York pourraient être couverts de panneaux solaires, tandis que des éoliennes seraient installées sur certains ponts et gratte-ciel, ainsi qu’en mer. Simultanément, une partie de l’énergie que représentent le flux des marées de l’océan et l’écoulement des rivières serait mis à contribution pour la production d’électricité. Au final, selon lui, la mise en place du solaire et de l’exploitation des flux marins et fluviaux devrait permettre à la ville de couvrir 20 % de ses besoins en électricité, alors que les éoliennes y apporteraient une contribution équivalente à 10 %.
Enfin, alors que des appels à projets devraient également être lancés en matière de géothermie, les services municipaux vont être appelés à faire des économies d’énergies à hauteur de 220 MW.

Economiquement, si le recours aux capitaux privés est privilégié pour le financement de ce vaste programme, évalué à 11 milliards de dollars et à la création de 75 000 emplois, le maire s’est déclaré favorable à la mise en place d’une “taxe carbone”, même s’il reconnaît que sa mise en œuvre ne sera pas aisée.

Soulignant la vétusté des installations énergétiques dont dépend la ville, par des investissements diminués de moitié au cours des 25 dernières années qui ont vu la fin du XXe siècle, alors que la demande d’énergie augmentait, Michaël Bloomberg justifie son programme énergétique par sa volonté de conserver, à chaque habitant, un niveau de confort et d’utilisation énergétique équivalent à aujourd’hui, ceci malgré la croissance démographique de New York.

50 % des espèces mondiales de primates en voie d’extinction

Thursday, August 7th, 2008

Source: http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3285
Dressant un état des lieux de l’état de préservation des mammifères du monde, une récente étude, financée par Conservation International (CI), la fondation Margot Marsh pour la biodiversité, le parc Animal Kingdom de Disney et l’UICN (Union mondiale pour la nature), vient de dévoiler ses premiers résultats. Fruits du travail d’experts scientifiques internationaux, les premières données divulguées s’intéressent exclusivement aux primates et singes de taille et race diverses. Retraçant pour la première fois en cinq ans l’évolution des quelque 634 espèces mondiales de primates, elles sont pour le moins éloquentes.

Selon cet inquiétant bilan, 50 % des espèces mondiales répertoriées seraient considérées comme en « danger d’extinction » par la Liste rouge des espèces menacées de l’UICN. Un chiffre revu à la hausse en Asie où 70 % des espèces de primates apparaissent dans les catégories « vulnérables », « en danger » ou « en danger critique d’extinction ».
En terre africaine, contrairement à ce que l’on a longtemps cru, ce ne sont pas les grands singes tels les gorilles et les bonobos pour qui l’avenir est le plus incertain malgré des effectifs en baisse. Selon l’UICN, les primates de petite taille pourraient bien disparaître en premier. Ainsi, 11 des 13 espèces connues de colobes bais sont considérées comme étant soit « en danger critique d’extinction », soit « en danger ». Deux espèces se seraient déjà éteintes : le colobe bai de Bouvier aperçu pour la dernière fois il y a 25 ans, et le colobe bai de Miss Waldron’s dont le dernier spécimen fut observé en 1978 par un primatologue.

Jusqu’alors inconnues de la science, les 53 espèces de primates nouvellement recensées depuis l’année 2000 n’ont malheureusement pas inversé la tendance. En effet, il s’est avéré que la majorité de celles-ci étaient déjà dans un état avancé de déperdition et pourraient bientôt rejoindre la catégorie des espèces menacées.


Le gibbon cendré fait partie des espèces menacées recensées en Asie

A l’origine de cette extinction généralisée, la destruction de la forêt victime d’incendies et d’une déforestation intensive. Si la perte de leur habitat reste la principale responsable de la raréfaction des primates, la chasse joue également un rôle déterminant. Dans certaines régions du globe, les primates font l’objet de convoitises de la population locale, notamment à des fins alimentaires. Mais la réelle menace vient des commerces illégaux mis en place, d’une part pour fournir en organes animaux les magasins de médecine traditionnelle et, d’autre part, pour approvisionner les réseaux de vente d’animaux de compagnie.Une note d’espoir ponctue toutefois ce sombre tableau à la faveur de programmes encourageants de réhabilitation de certaines espèces. En témoigne l’évolution positive au Brésil du tamarin-lion noir et du tamarin-lion doré, lesquels sont passés de la catégorie « en danger critique d’extinction » à celle « en danger » en 2003. Goutte d’eau dans l’océan, cette avancée a néanmoins le mérite de prouver qu’une action est possible, même si à long terme seul un renouvellement des aires d’habitat garantira la survie des singes.La réintroduction du singe, évincé par les activités humaines de son milieu naturel, est judicieuse à plus d’un égard. De fait, si la forêt est nécessaire au singe, l’inverse se vérifie également. Représentatif des nombreuses interactions qui le lient à l’écosystème au sein duquel il évolue, le primate régule une partie du cycle végétal en dispersant des graines. Il participe ainsi au maintien et à la régénération des milieux forestiers tropicaux.

A l’heure actuelle, alors que près de 15 % des primates sont encore confinés dans la catégorie « données insuffisantes », il est probable que l’univers des primates ait encore de nombreux secrets à livrer à l’Homme. Si tant est que celui-ci lui en laisse le temps.