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Activisme http://www.odragon.org/blogue Activisme pour la paix, les arts et la culture, l'écologie, la simplicité volontaire et l'alternatif Mon, 06 Dec 2010 14:53:40 +0000 http://wordpress.org/?v=2.3.2 en Une mafia sioniste en plein essor http://www.odragon.org/blogue/?p=217 http://www.odragon.org/blogue/?p=217#comments Mon, 06 Dec 2010 14:53:40 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=217 http://www.alterinfo.net/Une-mafia-sioniste-en-plein-essor_a52358.html
Justin Raimondo
05/12/2010
J’ai commencé à traduire ce texte hier, mais je n’ai pas eu le temps de terminer en raison d’une journée de boulot très chargée et j’étais vraiment trop fatigué. J’ai vu qu’Alterinfo l’avait repris, mais dans la langue de Shakespeare. Et il est vrai que c’est un article important car, s’appuyant sur un câble consulaire divulgué par WikiLeaks et sur d’autres sources, il met bien en évidence la collusion entre crime organisé et establishment militaire sioniste.
Une collusion qui a impact au-delà de l’entité sioniste puisque la mafia qui sévit dans l’entité sioniste étend ses tentacules à l’étranger, notamment aux Etats Unis. Sans que ce dernier pays se préoccupe le moins du monde de s’en prémunir, ce qui inquiète fortement Justin Raimondo, l’auteur de l’article que je vous propose. En passant, je trouve que Justin Raimondo, s’il est très informé, est vraiment un de ces phénomènes politiques étranges qu’on ne peut trouver qu’aux Etats Unis!

WikiLeaks expose l’influence croissante de la mafia israélienne
par Justin Raimondo, Antiwar (USA) 2 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

J’aime la manière dont les spécialistes restent bouche bée devant les dernières révélations de WikiLeaks: oh, il n’y a rien à voir là dedans, tout ça est franchement rasoir, pas de “coup fumant,” alors passons. Ces gens sont tout simplement paresseux: ils veulent des “scoops” livrés à domicile, bien emballés et étiquetés en tant que tels. En bref, ils ne veulent pas avoir à faire d’effort, en dehors du couper-coller habituel. Et c’est pourquoi beaucoup de matériel très intéressant provenant de WikiLeaks continue à leur échapper.

Prenez, par exemple, cet extrait d’un télégramme en date du 15 mai 2009 - intitulé “‘Israël, une terre promise pour le crime organisé»? - envoyé par notre ambassade à Tel-Aviv, qui traite de l’influence croissante du crime organisé israélien:
“Tout récemment, en mars 2009, Zvika Ben Shabat, Yaacov Avitan et Tzuri Toka ont demandé des visas pour assister à une ‘convention liée aux questions de sécurité’ à Las Vegas. Selon la presse locale, tous trois sont associés au crime organisé. Le consulat leur a demandé de fournir leurs extraits de casier judiciaire israélien, mais en l’absence de telles preuves, il n’y a pas d’inéligibilité automatique pour cause de lien avec le crime organisé. Heureusement, aucun des trois n’est revenu pour compléter sa demande. Néanmoins, il est juste de supposer que de nombreuses figures connues du crime organisé ont des visas touristiques pour les USA et circulent librement.”

Que peuvent bien faire des figures du crime organisé à une “convention liée aux questions de sécurité” à Las Vegas? Eh bien, il semble que M. Zvika Ben Shabat assume la présidence de “H.A. Sh Security Group,” une compagnie israélienne qui propose des services dans le domaine de la sécurité dans le monde entier. En fait, elle vient juste de signer un accord avec Micro-Technologies; une très importante entreprise indienne dont voici les caractéristiques:
“Micro-Technologies a été fondée par le Dr [P.] Shekhar qui a été la personne chargée par le gouvernement indien de la promotion et du développement de la technologie et des logiciels en Inde (First Director Software Technology Park en Inde), et sa société opère dans le développement des technologies et est déjà présente dans de nombreux marchés dans le monde: au Danemark, à Bruxelles, en Italie, à New York, au Japon, à Singapour, en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigeria, au Sri Lanka etc. Cette société détient des technologies dans le domaine de la sécurité, pour l’identification et le contrôle des téléphones mobiles, des véhicules, des structures, des ordinateurs, des infrastructures et des technologies WIFI.”

En d’autres termes, elle est spécialisée dans la surveillance, c’est-à-dire l’espionnage. Le premier projet commun Micro Technologies/H.A. Sh Security Group est la construction à Mumbai d’un “centre de commandement et de contrôle”. Concernant les spécialités du H.A.Sh Security Group, voyez ces vidéos Youtube: ici, ici et là, pour les néophytes. Et devinez qui est le PDG de H.A.Sh Security: personne d’autre que le général en retraite Dan Ronen dont voici le CV
“2003-2004 - Police israélienne: chef de la division des opérations avec le grade de général major; Coordination des activités de toutes les unités de police sur le terrain; Coordination avec la Sûreté générale et avec des unités de l’armée dans la bataille contre le terrorisme; 2004-2007 - Police israélienne: Commandant de la région Nord (la plus vaste des régions de police), responsable de la liaison et de la coordination avec les responsables des autorités locales; Responsable de la direction et du commandement de l’ensemble des forces et des dispositifs pendant la seconde guerre du Liban, pour des missions concernant la défense des habitants sur le front nord du pays; Domaines d’expertise: lutte contre le terrorisme et les attentats suicide, coordination et mise en œuvre des services d’urgence et de secours, lutte contre les organisations terroristes et criminelles.”
Le général Ronen est cité comme étant le PDG du H.A.Sh Security Group; tandis que M. Ben Shabat est tantôt présenté comme en étant le président, le vice-président et le directeur. Alors pourquoi un ancien haut gradé de la police israélienne en relations d’affaires avec un membre connu de la mafia israélienne?

Les esprits curieux veulent savoir!

Information inquiétante, le message en vient à déplorer le fait que les figures du crime organisé en Israël ne sont plus automatiquement empêchées d’entrer aux Etats Unis en raison d’un changement des procédures. Ainsi que l’observe son rédacteur, un certain Cunningham dans un propos annexé intitulé “Le Crime Organisé passe à travers les failles du contrôle consulaire.”
“Compte tenu du rayon d’action croissant et de la dangerosité des méthodes du crime organisé israélien, interdire à des figures du crime organisé d’aller aux Etats Unis est un gros motif de préoccupation pour la représentation consulaire. Par la collaboration avec les forces de polices israéliennes et américaines, les services consulaires ont mis au point une importante base de données et mis en place une veille pour les figures du crime organisé et leurs hommes de main. Néanmoins, le problème de visa évoqué démontre la nature des défis qui sont apparus depuis la fin de Visas Shark en septembre 2008. A la différence des organisations criminelles de l’ex Union Soviétique, d’Italie, de Chine et d’Amérique Centrale, l’application de l’INA 212(a)(3)(A)(ii) aux membres d’organisations criminelles israéliennes n’est pas expressément autorisée par le Foreign Affairs Manual 40.31 N5.3. De sorte que des Israéliens qui sont connus pour travailler ou appartenir à des familles di crime organisé ne sont pas automatiquement inéligibles à un séjour aux Etats Unis.”

“Visas Shark était un programme qui a apparemment efficacement exclu des personnalités du crime organisé des Etats Unis, et son abandon est signalé ici: à la place, l’ambassade doit passer par une procédure bureaucratique complexe pour exclure les personnes soupçonnées d’appartenir au crime organisé. D’abord, le personnel consulaire doit déterminer qu’il existe une “suspicion raisonnable” pour identifier un demandeur de visa comme membre d’un syndicat du crime organisé, et puis le dossier remonte à l’”Office of Legislation, Regulations, and Advisory Assistance” du Département d’Etat qui déterminera alors s’il y a une “raison de croire” à la véracité des informations négatives sur le demandeur. Toute une panoplie de possibles “raisons de croire” sont citées, dont:

“Reconnaissance de l’appartenance par l’individu,…. travailler activement à l’atteinte de ses objectifs par l’organisation, d’une manière qui suggère une proximité, une appartenance. Recevoir de l’argent ou la reconnaissance de l’organisation. Détermination de la qualité de membre par un tribunal compétent. Déclaration par des services de police locaux ou américains que l’individu est membre d’une organisation; Fréquente association avec d’autres membres; Exhiber volontairement des symboles de l’organisation, et participer à des activités de l’organisation, même si elles sont légales.»
Pourtant, c’est par des articles de presse que l’auteur du câble a déterminé le lien de MM. Ben Shabat, Avitan et Roka au crime organisé. Est-ce suffisant pour avoir une “raison de croire”? Et faire appel à l’Office of Legislation, Regulation, and Advisory Assistance, ce qui est ce que notre ambassade à Tel Aviv (comme nos ambassades partout ailleurs) doit faire avant de refuser éventuellement sur cette base un visa à un demandeur.

Non pas que la mafia israélienne ait eu de quelconques problèmes pour entrer aux Etats Unis par le passé - et faire sentir sa présence. Comme l’avait rapporté Carl Cameron sur Fox News le 17 décembre 2001:

“Los Angeles, 1997, une importante enquête sur le trafic de drogue au niveau local, de l’Etat et fédéral mise en échec. Les suspects: le crime organisé israélien et ses activités à New York, Miami, Las Vegas, au Canada, en Israël et en Egypte. Les allégations: trafic de cocaïne et d’ecstasy, et une fraude sophistiquée à la carte de crédit et informatique.

“Le problème: selon des documents confidentiels des forces de l’ordre obtenus par Fox News, les malfrats surveillaient les bippers, les téléphones cellulaires et même les téléphones des domiciles des policiers. Certains qui ont été arrêtés ont reconnu posséder des centaines de numéros et s’en servir pour éviter l’arrestation.
“Ce qui a perturbé les communications entre les agents de la police de Los Angeles et les agents d’autres services qui travaillaient sur les divers aspects de cette affaire. L’organisation a pénétré les communications entre les agents chargés du crime organisé, le FBI et les services secrets.

“Ca a été un choc de la DEA [service anti drogues] au FBI à Washington puis à la CIA. Une enquête sur ce problème a conclu, selon les documents des services de sécurité que “L’organisation a apparemment un large accès à des systèmes de bases de données permettant d’identifier les personnels concernés avec des informations biographiques.”

Le secteur militaire hi-tech est en plein essor en Israël malgré le ralentissement économique mondial, et l’industrie de la “sécurité intérieure” est un domaine dans lequel il s’est lancé à pieds joints, ainsi que le gouverneur de Pennsylvanie Ed Rendell ne le sait que trop bien. C’est Rendell qui avait fait appel aux israéliens pour superviser les dispositifs de sécurité en Pennsylvanie - jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils espionnaient des associations légales de citoyens qui protestaient contre la construction localement d’une centrale électrique. Des sociétés israéliennes de “sécurité” opèrent un peu partout aux Etats Unis et à l’étranger, dans des aéroports et des installations gouvernementales, et su le crime organisé israélien devient maintenant un élément de cette industrie en plein essor, c’est donc à coup sûr un important problème de sécurité - ou ce devrait en être un.

Les quatre parties de l’enquête de Cameron pour Fox News sur l’espionnage israélien aux Etats Unis semblaient postuler une connexion entre le gouvernement israélien et la mafia israélienne et, grâce à WikiLeaks, ce lien a été maintenant rendu visible. La connexion entre le général Ronen et Ben Shabat via le H.A.Sh Security Group montre que le reportage de Cameron reposait sur plus que de simples soupçons. Compte tenu des informations complémentaires fournies par ce câble, il est raisonnable de penser qu’un segment corrompu de l’armée et des forces de sécurité israéliennes est littéralement en relation d’affaires avec le crime organisé israélien.

Si ce n’est pas alarmant - et bon à savoir - alors je ne sais pas ce que c’est. Pourtant nos experts assoupis, et les “journalistes” - qui veulent une histoire servie sur un plateau d’argent - se plaignent qu’on ne trouve aucune réelle nouveauté dans les câbles de WikiLeaks.

C’est parce qu’ils ne cherchent pas.

05/12/2010

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On a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux http://www.odragon.org/blogue/?p=216 http://www.odragon.org/blogue/?p=216#comments Mon, 06 Dec 2010 03:51:54 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=216 Le Président Islandais : « On a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux »

03 Décembre 2010 Par Jean REX

2 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors que le peuple irlandais est aux prises avec le monstre financier qui menace de le dévorer, le président d’Islande, pays qui a lui aussi dû faire face à l’effondrement de son système bancaire, a déclaré qu’il valait mieux laisser les banques faire faillite pour préserver l’intérêt général. Pour l’instant, les dirigeants européens persistent à croire que pour rétablir l’économie, on ne peut pas se débarrasser des banques parasites, à l’opposé de la seule alternative qui nous reste : établir un Glass-Steagall global pour liquider les activités spéculatives et rétablir un système de crédit pour alimenter l’économie réelle.

Dans une interview avec l’agence d’information financièreBloomberg, Olafur Grimsson a dit : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons permis aux banques de faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir ; l’Etat n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées. »

Début 2010, lorsque le gouvernement islandais a négocié avec les intérêts financiers un renflouement draconien qui fut ensuite approuvé par le Parlement, le Président Grimsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.

« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu », a déclaré Grimsson. « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »

En Islande, les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.

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La crise http://www.odragon.org/blogue/?p=215 http://www.odragon.org/blogue/?p=215#comments Mon, 06 Dec 2010 03:49:48 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=215 La crise
25 octobre 2010
Léo-Paul Lauzon

Les huissiers sont à la porte du Québec, qui est sur le bord du précipice et dont la dette publique est comparable à une bombe atomique, tels sont les savants propos, aucunement alarmistes, tenus par le lucide économique préféré des libéraux, des péquistes et du patronat : monsieur Pierre Fortin.

Et, conséquence de la dernière crise, des millions de Québécois ont perdu leur emploi, ont été contraints d’accepter d’importantes baisses de salaires et d’avantages sociaux, ont vu leur fond de retraite fondre comme neige au soleil, ont dû emprunter ou réhypothéquer leur maison, ont «loadé» leurs cartes de crédit et ont été cordialement invités par leur aimable employeur responsable socialement de changer leur statut de travailleur temps plein à travailleur autonome pigiste et surnuméraire.

Pendant ce temps, dans le plus meilleur pays au monde, Statistique Canada nous annonçait (La Presse, 18 novembre 2009) que «Les entreprises sortent de la crise en pleine forme». Bien plus, l’article signalait, au premier paragraphe que : «Moins endettées (sic), les coffres pleins (sic), les entreprises sortent de la récession en pleine forme. En fait, leur santé financière n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans (sic) a constaté Statistique Canada».

Puis, le Devoir du 4 septembre 2010 titrait : «L’explosion des profits n’annonce pas la fin de la crise». La crise pour qui au juste? Explosion des profits des entreprises sans augmentation de l’emploi et jumelé avec taux de chômage élevé que mentionnait l’article du Devoir.

Gros profits des entreprises rime avec gros salaires des dirigeants et vigoureuses hausses des dividendes versés aux actionnaires et de la valeur au marché des actions, comme le démontre éloquemment le titre de cet article de La Presse du 30 septembre 2010 : «Le TSX (Bourse de Toronto) à son plus haut niveau en deux ans».

Hourra et bravo! Faites pas vos jaloux et vos envieux. Faut plutôt admirer ceux qui réussissent et qui s’enrichissent sur votre dos qu’a encore répété récemment pour la énième fois la châtelaine Pauline Marois, la chef du Parti québécois.

Ah ben, vous vous dites peut-être en répétant ce que le patronat, les politiciens et leurs mascottes attitrés de tout acabit vous ont seriné à satiété que les entreprises, avec leurs profits démentiels et immoraux vont investir en innovation, en machinerie, en immeuble et usines, etc.

Ça c’est la vieille toune usée et tordue servie aux innocents par l’élite corporative et leur suite. Dans la vraie vie, ça ne se passe pas du tout comme ça mes amis. Dans les faits, les compagnies utilisent leurs juteux bénéfices pour racheter leurs propres actions, geste qui est l’antithèse de l’investissement en biens productifs et de la croissance économique.

«Rachat d’actions : une manne pour les actionnaires. Optimistes, les entreprises canadiennes ont investi (sic) 300% de plus dans les rachats d’actions au deuxième trimestre», titre de l’article de Michel Van de Walle paru dans Les Affaires du 14 août 2010.

Utiliser le terme «investir», pour parler de rachat d’actions, est non seulement pathétique mais également pathologique.

Puis, le 25 septembre 2010, bonne nouvelle qui va vous rendre débordant de joie. Les Affaires titrait : «Les rachats d’actions se multiplient».

Peut-être que vous dites encore une fois que les gros profits relèvent uniquement des grandes compagnies et que les petites et moyennes entreprises pataugent dans la misère noire. Eh bien, détrompez-vous, puisque dans La Presse du 19 octobre 2010, l’article suivant s’intitulait ainsi : «Récession. Les PME québécoises ont continué à faire des profits» et des robustes en plus de ça, celles-la mêmes qui aiment tant jouer au martyr afin de recevoir toujours plus de baisses d’impôts et de fonds publics sous forme de subventions sans limite de l’État et d’exiger les nécessaires sacrifices de leurs employés s’ils ne veulent pas être «lock-outés» comme au Journal de Montréal.

Pendant ce temps d’euphorie pour les affairistes, «L’endettement des ménages augmente plus vite au Canada qu’aux Etats-Unis» que titrait La Presse du 21 octobre 2010. Baisses de revenus des familles et des individus se conjugue évidemment avec hausses de l’endettement si l’on veut vivre décemment.

Devant cette réalité Jean Charest, Stephen Harper et leurs économistes, plus consultants qu’universitaires comme Pierre Fortin, augmentent la TVQ, tarifient davantage et charcutent la majorité des services publics du monde ordinaire et, faisant preuve d’audace et de courage, ils baissent les impôts des compagnies et augmentent les subventions que l’État leur octroie afin de les aider à racheter plus de dividendes versés à leurs actionnaires et, reconnaissance et gratitude obligent, à accroître généreusement la pitance de leurs dirigeants.

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Le rôle du Canada en Afghanistan: Omelettes ou pomelettes ? http://www.odragon.org/blogue/?p=214 http://www.odragon.org/blogue/?p=214#comments Sat, 27 Nov 2010 23:54:45 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=214 L’Aut’Journal : http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=2645
12 novembre 2010
Pierre Dubuc

Stephen Harper aurait préféré, semble-t-il, retirer les troupes canadiennes d’Afghanistan pour les envoyer éventuellement protéger les intérêts des minières canadiennes au Congo, mais les pressions des États-Unis et des autres membres de l’OTAN l’auraient finalement convaincu de prolonger la mission canadienne en Afghanistan après 2011.

Il resterait maintenant à définir ce rôle. Omelettes ou pomelettes? Omelettes est la façon dont on prononce OMLTs dans le jargon militaire, en référence à ces petites unités chargés de conseiller l’armée afghane sur le champ de bataille. Pomelettes fait plutôt référence aux unités qui conseillent la police afghane.

L’autre objet de débat est de savoir si les troupes canadiennes resteront dans leurs camps à l’intérieur ou iront à l’extérieur des barbelés? Selon le Globe and Mail, il n’y a pas à hésiter : elles ne doivent pas craindre d’aller sur le terrain à l’extérieur des barbelés.

Ce rôle de conseillers n’est pas sans rappeler la guerre du Vietnam – et d’autres guerres coloniales – où les puissances occidentales ont utilisé l’euphémisme de « conseillers militaires » pour camoufler leur engagement au combat.

La nouvelle vocation militariste du Canada

Que ce soit au Congo, en Afghanistan ou ailleurs, il est évident que le Canada entend jouer un rôle militaire de premier plan sur la scène mondiale. Cet automne, le Globe and Mail a publié, une semaine durant, une série d’articles sur le thème fort éloquent : Canada : Our Time to Lead. The Military.

Le magazine L’Actualité, propriété de Rogers Communication, a emboîté le pas dans son édition du 1er décembre 2010 (déjà en kiosque) avec un grand dossier de 11 pages sous le titre : Spécial armée : Qui combattront-ils demain?

Le journaliste Alec Castonguay écrit : « Dans les hautes sphères du gouvernement, tant au cabinet du premier ministre Stephen Harper, qu’au siège de la Défense, au centre-ville d’Ottawa, l’heure n’est plus à la discussion. La question est déjà tranchée : l’armée est un élément important de la politique étrangère canadienne, et pour en tirer le maximum, les soldats doivent aller au front, là où ça brasse. »

Les dépenses militaires sont à l’avenant. Elles ont augmenté de 40% depuis 2004 et les Conservateurs ont prévu des dépenses de 490 milliards pour les 20 prochaines années. Aujourd’hui, le Canada fait partie du club des 15 plus grandes puissances militaires mondiales.

L’Actualité présente d’ailleurs deux pages de photos des nouveaux joujoux de l’armée canadienne, acquis aux coûts de 48 milliards de dollars depuis 2006. Et ce n’est pas fini. Pendant qu’on prévoit des compressions dans les différents ministères pour éponger le déficit de 55 milliards, le budget de la Défense continuera de croître au rythme de 1,5% par année.

La mort ou la vie?

Au cours de la semaine qui a suivi son grand reportage sur l’armée canadienne, The Globe and Mail consacrait un reportage d’égale importance au système de santé. Mais là, le message était différent. Ce n’était plus « Our Time to Lead » à même les fonds publics.

Au contraire, l’article principal était un plaidoyer en faveur de la privatisation du système de santé, même s’il était accompagné d’un immense graphique qui comparait l’augmentation des coûts de santé dans différents pays et démontrait que la tendance à la hausse la plus marquée était aux États-Unis où trône le secteur privé !

Les dépenses publiques pour les militaires sont justifiées, mais non pas celles pour le système de santé, bien que ces dernières soient les plus rentables socialement. En effet, l’espérance de vie de l’ensemble de la population s’accroît d’une année à chaque quatre ans.

Entente secrète

Les sondages, tant au Canada anglais qu’au Québec, montrent que la majorité de la population s’oppose à l’orientation militariste du gouvernement. Selon le Globe and Mail du 25 octobre, 65,9 % des Canadiens sont contre une prochaine mission semblable à celle de l’Afghanistan. Au Québec, c’est 84% de la population, selon L’Actualité, qui souhaite que le Canada revienne à des opérations de maintien de la paix sous le drapeau de l’ONU.

Mais quels partis politiques reflètent ce pacifisme? Sûrement pas les Partis Conservateur et Libéral qui viennent de s’entendre en secret pour prolonger la mission en Afghanistan sans débat au Parlement.

Déjà, au mois de juin dernier, de retour d’une mission en Afghanistan, le critique libéral en matière de politique étrangère, Bob Rae, avait recommandé le maintien des troupes dans ce pays pour former l’armée afghane, à la surprise de ses collègues libéraux, mais sûrement pas à celle de son chef Michael Ignatieff.

À deux reprises déjà, par le passé, Michael Ignatieff a joué un rôle crucial en appui au gouvernement Harper pour le prolongement de la mission en Afghanistan. Dans notre livre Michael Ignatieff au service de l’empire (Éditions Michel Brûlé), nous avons démontré que de puissants intérêts étaient intervenus pour soutenir l’accession de Michael Ignatieff à la tête du Parti Libéral dans le but de contrer ce qui était perçu comme une « dérive pacifiste » de ce parti sous la direction de Jean Chrétien, puis, quoique dans une moindre mesure, sous Paul Martin.

Aujourd’hui, conscient de l’impopularité de cette mission auprès de l’électorat, Stephen Harper et Michael Ignatieff se sont entendus pour ne pas en débattre au Parlement et, surtout, ne pas en faire l’objet d’un débat au cours de la prochaine campagne électorale.

Les questions de paix et de guerre sont les plus importantes au plan politique – ne serait-ce que par les budgets en cause et leur impact sur les finances publiques – mais on veut les tenir loin du débat public. Conservateurs et libéraux ne veulent surtout pas qu’on remette en cause ces budgets lorsqu’on discutera, dans un proche avenir, de la réduction des transferts fédéraux aux provinces pour couvrir les soins de santé.

L’alternative: l’indépendance du Québec

Avec l’accord secret intervenu entre Conservateurs et Libéraux, les deux autres partis politiques sont tenus comme quantité négligeable, bien que le NPD demande le rapatriement des soldats canadiens d’Afghanistan et que le Bloc Québécois exige un débat au Parlement.

Un gouvernement formé du NPD et du Bloc étant difficilement imaginable, la seule façon sérieuse de remettre en question l’orientation impériale de la politique canadienne est l’indépendance du Québec.

Un vote en faveur de l’indépendance provoquerait un large débat, tant au Canada qu’au Québec, sur l’ensemble des pouvoirs des deux nouveaux gouvernements. Un Québec indépendant pourrait s’inspirer du Mexique dont la constitution interdit la présence de ses soldats en sol étranger.

Au moment où le débat reprend au Québec sur la tenue d’un troisième référendum, le mouvement pacifiste, tant canadien que québécois, devrait considérer avec toute l’importance qu’elle mérite ce choix stratégique.

Il n’est pas inutile de rappeler que la décision du gouvernement Chrétien de ne pas participer à l’invasion de l’Irak aux côtés des Américains était motivé en bonne partie par la crainte que le gouvernement de Bernard Landry, alors au pouvoir, s’appuie sur les gigantesques manifestations d’opposition à la guerre se déroulant alors au Québec pour tenir un référendum sur l’indépendance du Québec contre la participation à cette guerre.

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La parade des milliardaires http://www.odragon.org/blogue/?p=213 http://www.odragon.org/blogue/?p=213#comments Fri, 26 Nov 2010 18:22:37 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=213 L’Aut’Journal
16 novembre 2010
Pierre Dubuc

Quand on parle de regarnir les coffres de l’État en taxant les mieux nantis, on se fait toujours servir la réponse que ce groupe de personnes est trop peu nombreux, alors que l’important n’est pas leur nombre mais la hauteur de leurs revenus.

Dans son dernier livre The Trouble with Billionnaires (Neil Books), la journaliste Linda McQuaig illustre par deux exemples cette situation.

La différence entre millionnaire et milliardaire

Linda McQuaig nous dit : Imaginez qu’on vous donne un dollar à chaque seconde. À ce rythme, après une minute, vous aurez 60 $. Et, après 12 jours, vous serez millionnaire. Mais combien de temps faudra-t-il pour que vous deveniez milliardaire? Au même rythme, il faudra 32 ans.

Maintenant, pour avoir une idée de ce que représentent les plus grandes fortunes, on peut essayer d’imaginer combien de temps il en faudrait à Bill Gates, un des hommes les plus riches du monde, à compter ses 53 milliards. Au même rythme, c’est-à-dire un dollar à la seconde, il lui faudrait 1680 ans ! Autrement dit, il faudrait qu’il ait commencé à compter en l’an 330 après Jésus-Christ.

La parade des revenus

La journaliste illustre également son propos par un concept créé par le statisticien hollandais Jan Pen, soit de présenter la distribution des revenus comme une parade dans laquelle chaque individu du pays défile devant nos yeux.

La taille des marcheurs est déterminée par leurs revenus. La parade dure une heure, au cours de laquelle la population entière du pays défile très rapidement, par ordre de grandeur, en commençant par les plus petits (ceux dont le revenu est le moins élevé) et se terminant par les plus grands (ceux dont le revenu est le plus élevé).

Pour mesurer l’écart grandissant entre les revenus des plus pauvres et des plus riches, il est utile de comparer la parade de la fin des années 1970 à celle d’aujourd’hui.

En 1978, au cours des six premières minutes, on ne voyait que de très petites personnes, mesurant moins d’un pied. Cette foule de personnes aux revenus peu élevés comprenait les bénéficiaires de l’aide sociale, les travailleurs à temps partiel et les retraités.

La taille des marcheurs augmentait graduellement et, après 15 minutes de marche, on voyait les travailleurs des franchises, les employés des commerces et les gardiens de terrains de stationnement, mesurant tous moins de trois pieds.

Puis, ils étaient suivis par les réceptionnistes, les travailleurs d’usine et les camionneurs, mesurant tous moins de quatre pieds.

Il fallait attendre près de 40 minutes avant de voir des gens de taille normale, illustrant les revenus de la classe moyenne.

C’est seulement au cours des dix dernières minutes qu’on voyait apparaître des gens réellement grands. C’était des professionnels, des médecins, des avocats, des comptables, des ingénieurs qui, avec leurs sept ou huit pieds, dépassaient d’une tête la foule.

Dans les six dernières minutes, les marcheurs étaient encore plus grands, mesurant plus de 14 pieds.

Mais c’est dans la dernière minute que ça devenait vraiment intéressant. Dans les derniers vingt secondes, la taille des marcheurs atteignait plus de trente pieds. Puis, dans les dernières secondes, on voyait de véritables géants comme Ian David Sinclair, pdg du Canadian Pacific avec ses 167 pieds, illustrant ses revenus de 334,725 $. Puis Edgard Bronfman du haut de ses 199 pieds et, finalement, John Armstrong de l’Imperial Oil avec ses 224 pieds.

Maintenant, examinons de quoi aurait l’air la parade aujourd’hui.

Au cours des 50 premières minutes, elle ressemblerait beaucoup à celle de 1978. Mais, dans les dix dernières minutes, elle serait très différente avec des gens beaucoup plus grands.

Comme en 1978, les vrais géants apparaissent seulement à la toute fin, dans les dernières secondes. Cependant, ils ne sont pas seulement grands. Ils sont gigantesques. Siegfried Wolf, pdg de Magna International, avec ses revenus de 13 millions $, mesurerait 2 054 pieds de haut, soit neuf fois plus que le plus grand de la parade de 1978.

Puis, Paul Desmarais Jr, pdg de Power Corporation, avec ses 29 millions $ de revenus, aurait une taille de 4 582 pieds. Jim Balsilie, pdg de Research in Motion, mesurerait 4 980 pieds. La taille de Robert Milton, pdg d’Air Canada, dépasserait le mille de haut avec ses 6 636 pieds. Enfin, le plus grand homme au Canada serait Michael Lazaridis, un autre dirigeant de Resarch in Motion, avec ses 8 058 pieds de haut, soit plus d’un mille et demi.

On peut se consoler en voyant qu’une parade similaire aux États-Unis montrerait des écarts encore plus importants. Dans les dernières fractions de seconde, on verrait Tiger Woods avec les 2,9 milles de haut que lui valent ses revenus annuels de 100 millions. Enfin, le plus grand serait John Paulson qui, avec des revenus annuels de 3,7 milliards $, mesurerait plus de 110 miles de haut. Un avion supersonique lui arriverait à la hauteur de la poitrine.

Y a-t-il encore quelqu’un pour affirmer que l’État ne pourrait pas remplir ses coffres en ne taxant que les mieux nantis?

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Appel de corvée EcoConstruction Ste-Béa http://www.odragon.org/blogue/?p=212 http://www.odragon.org/blogue/?p=212#comments Wed, 10 Nov 2010 15:57:10 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=212
Activisme
écologique, culture et nature

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pour voir ce message sur le web

 

INVITATION

à une Corvée Collective

La
fin de sem du

13-14 nov.

Appel
de corvée pour

faire un toit vert et discuter des techniques et principes de
construction d’un bâtiment bio-climatique

poutres et pôteaux toit à structure réciproque,

rocket stove et masse thermique infinie,

matériaux nobles et tout…

Appelez-nous
pour Plus d’info

A apporter : vêtements chauds, bottes
imperméables et linge de rechange, lampe de
poche, instruments de musique et énergie positive..

Bienvenue dès vendredi soir pour s’installer
et socialiser

>

odragon.org capoeiraquebec MaMaisonDeBoisRond

En
images

(désolé, ça s’affiche mal,
correction bientôt)

Corvées de l’automne

Fin
de sem du 9-10 oct.

Corvée
du 18 sept à St-Felix

Projet de Sommet de la Montagne

Intérieur

Extérieur

Toiture

Projet de l’Entrée du Domaine Écologique

Le
terrain

Les
travaux

Le travail, la technique

Photos

L’équipe

L’équipe

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NON à une marée noire dans le St-Laurent http://www.odragon.org/blogue/?p=211 http://www.odragon.org/blogue/?p=211#comments Mon, 08 Nov 2010 16:47:46 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=211 NON à une marée noire dans le St-Laurent

Envie de faire de l’argent rapidement ? L’exploitation d’hydrocarbures, gaz de shi(s)tes et cie, ça c’est l’avenir ! À peine réglementés, avec moratoires amovibles, lopins de terre à 0,10$ l’hectare, le vrai paradis du bon prospecteur est ici, au Québec ! Prenez exemple sur Pétrolia inc. à Rimouski, Corridor Resources à Terre-Neuve, Junex à Québec et venez forer main dans la main avec les ministres Normandeau et Arcand, ainsi que le Premier ministre Jean Charest ! Une occasion en pétrole à ne pas manquer !

À moins qu’une grande mobilisation citoyenne vienne à bout des intérêts seulement financier et fasse entendre la volonté de citoyens et citoyennes d’obtenir un moratoire complet sur l’ensemble de l’estuaire du St-Laurent pour l’exploitation des hydrocarbures ainsi que pour l’exploitation des gaz de schistes. Un moratoire permettrait non seulement de stopper les catastrophes naturelles qui pourraient survenir, mais donnerait également le temps à une réelle consultation publique de se réaliser et à des projets alternatifs en matière de développement énergétique de faire leur preuves. Au Québec, nous possédons toutes les ressources humaines, naturelles et technologiques pour développer des énergies vertes d’une part, mais également rehausser notre efficacité énergétique et réduire notre dépendande au pétrole… pourquoi forer plus loin ?

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Projet de loi C-36 – Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation http://www.odragon.org/blogue/?p=210 http://www.odragon.org/blogue/?p=210#comments Mon, 08 Nov 2010 16:13:53 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=210 Projet de loi C-36 – Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation
par François Marginean

Mondialisation.ca,
Le 22 mai 2009

Les 7 du Québec

Nos bons mandarins à Ottawa travaillent fort pour notre bien et ils ont plusieurs manières de le manifester. Cette fois, cela prend la forme du projet de loi C-36 ou Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. Selon la présentation que Santé Canada en fait sur son site officiel, ce projet de loi C-36 «est une proposition législative qui aiderait à protéger les familles canadiennes contre les produits de consommation dangereux.»

«Le gouvernement du Canada a déposé le projet de loi C-36 le 29 janvier 2009. La Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation remplacerait la partie I de la Loi sur les produits dangereux et instaurerait un nouveau régime réglementaire. Elle a pour but de moderniser et de renforcer les lois sur la sécurité des produits en modifiant les règles actuelles pour mieux protéger la santé et la sécurité des Canadiens. La nouvelle loi permettrait d’adopter les mesures concrètes nécessaires pour rendre les produits de consommation plus sécuritaires pour les Canadiens et leur famille grâce à l’interdiction de fabriquer et d’importer des produits dangereux. La nouvelle loi donnerait en outre au gouvernement le pouvoir d’ordonner le rappel de produits dangereux.»

C’est toujours une bonne nouvelle de savoir que notre gouvernement veille à notre sécurité et qu’il travaille ardemment pour nous protéger. Alors pourquoi se fait-il que des personnes comme Shawn Buckley, avocat constitutionnel et président de la Natural Health Products Protection Association, sont inquiets?

C’est que le projet de loi C-36 se trouve à être l’ancien projet de loi C-52, mais sous un nouveau nom. Ce dernier avait été rejeté en juin 2008, suite aux énormes pressions de plusieurs Canadiens et de groupes de pression qui sont montés aux barricades contre les projets de loi C-51 et C-52. Le ministre de la Santé, Tony Clement, avait dû accepter les demandes de modification de la part de l’industrie des produits naturels pour la santé qui avait alors organisé des campagnes contre les restrictions sur la médecine homéopathique et des herbes médicinales. C’est que lorsque Clement avait proposé des amendements à la Loi sur les aliments et drogues en avril 2008, les herbes médicinales avaient été placées sous la même catégorie que les produits pharmaceutiques, soulevant des inquiétudes qu’elles deviennent ainsi sujettes au même type de surveillance qu’eux.

La Natural Health Products Protection Association avait alors lancé une campagne pour dénoncer les pouvoirs de type «État policier» qui permettaient aux agents de Santé Canada de fouiller à leur gré des propriétés privées pour chercher et perquisitionner des produits illégaux. Il y avait des préoccupations quant au manque perçu d’absence de garanties pour protéger nos droits et libertés et la propriété privée dans l’exercice des nouveaux pouvoirs prévus par les inspecteurs. Le gouvernement avait alors été forcé de modifier ses amendements pour clarifier les termes dans lesquels les inspecteurs peuvent saisir des produits et des biens et la durée de temps permise parce que ces confiscations ont évidemment des impacts financiers potentiellement significatifs dans le cas particulier des petites compagnies.

Maintenant, nous avons ce projet de loi C-36 qui est introduit au nom de la «sécurité publique». S’il est finalement adopté, il va créer un dangereux précédent en ce qui a trait au type de pouvoirs que les inspecteurs de Santé Canada auront à leur disposition ainsi que la façon dont ils seront appliqués.

Pour le moment, il est à noter que sous la loi C-36, les médicaments et la nourriture sont spécifiquement exemptés de cette juridiction. Mais il n’y a pas de mention spécifique quant aux produits de santé naturels. En regard de la réglementation, les produits de santé naturels sont considérés comme une sous-catégorie de «médicaments». S’agirait-il d’une échappatoire sémantique délibéré? Pour éviter la confusion, nous devons insister que les produits de santé naturels soient spécifiquement exemptés. De ne pas le faire pourrait mettre en péril et éliminer des milliers de ces produits naturels.

De plus, le gouvernement peut à tout moment passer un nouveau règlement, sans qu’il soit nécessaire d’être débattu au Parlement ou que la population soit consultée, et y inclure les produits de santé naturels.

Mais attention, le projet de loi C-36 ratisse large, très large. Son nom l’indique bien: Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation. Cela revient à dire que tous les produits de consommation dans votre domicile sont concernés par cette loi. Il donne le pouvoir aux inspecteurs gouvernementaux de bloquer l’importation ou la vente de produits, de saisir des propriétés et des documents et tout cela, basé sur «des motifs raisonnables de croire qu’un produit de consommation présente un danger pour la santé ou la sécurité humaine » (section 30. (1)).

Il n’y a aucune exigence pour l’inspecteur de produire quelconque preuve documentée ni d’évidence scientifique appuyant son jugement. Par contre, il y a exigence de se procurer un mandat de perquisition si les biens et évidences qui sont l’objet de la saisie se trouvent dans un domicile personnel; mais ce mandat peut être obtenu par téléphone, d’un juge qui baserait sa décision entièrement sur les présomptions de l’inspecteur.

L’inspecteur qui saisit une chose en vertu de la présente loi peut :

Entreposage

a) l’entreposer dans le lieu où elle a été saisie ou dans un autre lieu, sur avis et aux frais de son propriétaire
ou de la personne qui en avait la possession, la responsabilité ou la charge au moment de la saisie;

b) ordonner à son propriétaire ou à une telle personne de l’entreposer à ses frais dans le lieu où elle a été saisie
ou dans un autre lieu. (section 23. a) & b))

Les amendes exorbitantes peuvent atteindre jusqu’à $5 000 000 et un emprisonnement de deux ans.

Les inspecteurs auront aussi un droit de passage sur votre propriété privée, ce qui est contraire au fondement de la loi depuis des centaines d’années en plus d’obtenir le droit de vous épier chez vous. Sommes-nous en danger à un point tel avec les produits de consommation que nous devons abolir la loi ancestrale sur le droit de passage sur les propriétés privées?

L’inspecteur qui agit dans l’exercice de ses attributions et toute personne qui l’accompagne peut pénétrer dans une propriété privée et y circuler, et ce, sans encourir de poursuites à cet égard. (section 20.(4))

Le propriétaire ou le responsable du lieu visité, ainsi que quiconque s’y trouve, sont tenus d’accorder à l’inspecteur toute l’assistance possible dans l’exercice de ses attributions et de lui fournir les renseignements qu’il peut valablement exiger. (section 20.(5))

Le projet de loi C-36 donne aussi à Santé Canada le pouvoir de prélever des pénalités criminelles pour ce qui n’est ni plus ni moins des allégations de violations de règlements départementaux. La seule chose qu’une personne a à faire pour commettre une «violation» est de contrevenir à un «ordre» bureaucratique. Que la violation soit non intentionnelle ou qu’aucun dommage n’ait été causé à personne n’importe plus. C’est le fondement de notre système judiciaire qui est jeté par la fenêtre. La présomption d’innocence est changée en présomption de culpabilité jusqu’à preuve du contraire et les principes de l’état de droit qui nous protègent contre les confiscations arbitraires de nos biens et propriétés par gouvernement disparaissent soudainement. Les personnes accusées de violations réglementaires et présumées coupables ne pourront plus se prémunir des deux défenses légales de base, soit le plaidoyer de diligence raisonnable et de croyance erronée, mais sincère.

Les agents gouvernementaux pourront ainsi confisquer ces biens et propriétés et les garder pour un temps indéterminé ou même dans certains cas les détruire, sans ordre spécifique de la cour et sans avoir à les déclarer. Tout cela à vos frais. Si vous êtes jugé coupable de violations aux règlements bureaucratiques par des agents du gouvernement, qui conservera les biens et propriétés confisqués? Ce même ministère gouvernemental. N’y a-t-il pas conflit d’intérêts important ici?

À la lumière de toutes ces informations, est-ce que vous vous sentez plus en sécurité que:

- l’État puisse abolir la loi sur les droits de passage sur votre propriété?

- l’État puisse obtenir un mandat pour entrer dans votre domicile sans évidence de crime?

- que le gouvernement puisse saisir votre maison sans mandat et la conserver sans le déclarer à une cour de justice?

- que le gouvernement puisse détruire vos biens ou votre propriété sans ordre de la cour?

Selon l’avocat constitutionnel Shawn Buckley, il s’agit de la pièce de législation la plus dangereuse qu’il n’ait jamais vue, et avec raison. Nous sommes dans un nouveau paradigme où nous ne pouvons plus assumer que le gouvernement protégera nos droits et libertés.

Je vous invite à voir cette éloquente présentation de cet avocat canadien qui explique comment le gouvernement passe des lois pouvant limiter la liberté des gens. (En anglais, mais l’essentiel des informations sont reproduites dans ce billet).

Partie 1 http://www.youtube.com/watch?v=X7_0HlCwb8A&feature=player_embedded

Partie 2 http://www.youtube.com/watch?v=ud4bYJXIrAE&feature=player_embedded

François Marginean est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de François Marginean publiés par Mondialisation.ca

Pour avoir de l’information fraîche au sujet du projet de loi C-36 : www.nhppa.org (site de la Natural Health Products Protection Association, en anglais)
Ci-joint deux documents en français de la campagne de la NHPPA que vous pouvez imprimer et faire circuler — ou communiquez avec la NHPPA pour en recevoir des copies imprimées.

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http://www.odragon.org/blogue/?feed=rss2&p=210
Les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE http://www.odragon.org/blogue/?p=209 http://www.odragon.org/blogue/?p=209#comments Mon, 08 Nov 2010 16:04:02 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=209 Les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE.”

C’est quasiment fait. Nous allons voir disparaître les préparations à base de plantes, ainsi que la possibilité pour les herboristes de les prescrire. L’industrie pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d’éliminer toute concurrence, a presque atteint son but. Le 1 avril 2011—dans moins de huit mois—pratiquement toutes les plantes médicinales seront illégales dans l’Union Européenne. L’approche adoptée aux Etats-Unis est un peu différente, mais a le même effet dévastateur.

Les gens sont devenus des réceptacles pour toutes les cochonneries que l’industrie pharmaceutique et l’agrobusiness choisissent de leur faire ingurgiter, et nous n’avons d’autre choix que de payer le prix qu’ils demandent. L’industrie pharmaceutique et l’agrobusiness sont presque arrivés à contrôler chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous mangeons jusqu’à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades.

Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qu’il reste de notre santé. La directive européenne pour les produits à base de plantes médicinales traditionnelles (THMPD) serait applicable au 1er avril 2011. Elle réglemente l’usage des produits à base de plantes qui étaient auparavant librement échangés.

Cette directive demande à ce que toutes les préparations à base de plantes soient soumises au même type de procédure que les médicaments. Peu importe si une plante est d’un usage courant depuis des milliers d’années.

Le coût de cette procédure, estimé à 90 000 à 140 000 euros par plante, est bien au-delà de ce que la plupart des fabricants peuvent payer, et chaque plante d’un composé doit être traitée séparément.

Si vous aussi y êtes sensibles, je vous encourage à aller signer la pétition et à en parler à vos proches.

Adresse de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8350

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Bruxelles - Grande victoire pour les lobbys de l’industrie pharmaceutique:
Les plantes médicinales bientôt interdites dans l’UE

Du Site Votre Santé - 5 octobre 2010 - Disparition programmée de l’homéopathie, la phytothérapie, la gemmothérapie, les plantes de Médecine chinoise, l’herboristerie, l”aromathérapie, extraits de plantes, eaux florales, élixirs, macéras, […]
Lire la suite <http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/11/05/19521681.html>

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http://www.odragon.org/blogue/?feed=rss2&p=209
Invitation à participer à une corvée d’EcoConstruction à Ste-Béatrix http://www.odragon.org/blogue/?p=207 http://www.odragon.org/blogue/?p=207#comments Mon, 25 Oct 2010 16:47:18 +0000 admin http://www.odragon.org/blogue/?p=207 Bonjour,
Je vous annonce pour un événement d’importance car il marque l’émergence d’un lieu d’activisme écologique et simplicité-volontaire.

L’événement lui-même est une grande corvée collective, les 29-30-31 oct.  pour l’érection d’un bâtiment sur  une grande terre à Ste-Béatrix, dans Lanaudière, domaine écologique en devenir, abritant un Collectif d’EcoConstructeurs dont le but est de démontrer par l’exemple et disséminer partout où c’est possible comment on se fait une maison bio-climatique et écologique en quelques semaines et pour une poignée de dollars,..
La liberté loin d’Hydro-Québec, avec une empreinte écologique minimum, confortable en hiver sans émission de gaz polluants.

Tous les bras sont bienvenus pour donner un coup de main (et même participer aux activités préparatoires, toute la sem) et célébrer la re-émergence du Dragon de l’Anneaud’hier, lieu d’Activisme artistique et culturel (et simplicité-volontaire) dans un nouveau cadre et l’émergence d’un nouveau lieu d’activisme, réserve écologique et base d’un Collectif d’écoConstructeurs,..

Invitation détaillée sur le web :  http://www.uneseuleplanete.net/EcoConstruction/invit1FdsOct30-31.htm 

sur le site EcoConstruction  http://www.uneseuleplanete.net/EcoConstruction

Merci de faire suivre cette information à tous les auto-constructeurs et activistes écologiques de vos connaissances,..

Denis Rail pour le Collectif

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